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Mode de vie végétarien/végétalien/végan : par où commencer ?

Crédits : los_angela / iStock

Avec tout ce qui circule sur les réseaux et les médias au sujet du sort des animaux et de leurs conditions d’exploitation, vous vous êtes déjà sans doute questionné sur votre alimentation. Sauter le pas, ne pas sauter le pas ? Diminuer sa consommation de viande, par où commencer ?

Quelques définitions 

Avant toute chose, il existe une grande liste de différentes caractéristiques alimentaires. Bien plus que simplement végétarien et végétalien.

  • Végétarien : le végétarien ne consomme pas de chair animale, donc pas de poisson, pas de viande, pas de volailles ni de crustacés. Il y a aussi les dérivés qui proviennent bien d’animaux comme la gélatine de porc et certains enzymes présents dans le fromage. Si quelqu’un vous affirme être végétarien et manger du poisson, eh bien il n’utilise pas le bon « terme ». Une personne ne mangeant pas de viande mais consommant du poisson est dite « pesco-végétarienne« .
  • Végétalien : le végétalien exclut de son alimentation toutes les chairs animales, comme le végétarien. Toutefois, il enlève en plus tous les aliments provenant de l’exploitation animale. En l’occurrence, les produits laitiers, les œufs, le miel.
  • Végan : il va au-delà de l’alimentation végétalienne, et applique dans son mode de vie une exclusion de l’exploitation animale. Pour ses vêtements, par exemple, il ne portera pas de cuir, de laine, de soie. Il boycotte les cirques avec animaux, les zoos et toutes les formes d’activités allant à l’encontre du bien-être animal.

Il est important de souligner tout de même qu’il n’y a pas un exemple pur et dur de végétarien, végétalien ou végan. Leur volonté et leur point commun ici ne sont autres que le respect et le bien-être des animaux. Par ailleurs, on peut aussi être végétarien et ne plus porter de cuir, de laine, ni quoi que ce soit venant des animaux. Encore une fois, il n’y a pas d’exemple-type.

Chien
Crédits : iagodina / iStock

Par où commencer ?

Vous souhaitez adopter une alimentation différente ?

Beaucoup de personnes n’osent pas sauter le pas. Réduire sa consommation de viande est déjà une manière de manger différemment et de façon plus respectueuse de l’environnement. La première question à se poser est : « Suis-je en accord avec ce que je mange ? ». Si vous n’êtes pas sûr de vos convictions, la transition sera plus difficile, ainsi que la continuité.

Les temps changent et la diversité des aliments évolue aussi. Il est beaucoup plus facile d’avoir accès à de bons légumes divers et variés qu’il y a quelques années. De plus, beaucoup de recettes sont disponibles pour apprendre à cuisiner sans viande et varier ses repas.

Une fois qu’on est sûr de soi et de ses convictions, le changement est possible. Il ne faut toutefois pas oublier que chacun ne fonctionne pas de la même manière. Vous pouvez très bien décider de réduire progressivement la viande, tout en ayant un objectif précis en tête. Mais aussi décider d’arrêter du jour au lendemain la viande et le poisson. Puis arrêter par la suite, ou non, tous les autres produits provenant d’animaux.

Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise manière d’effectuer cette « transition » à partir du moment où l’on choisit d’aller dans cette voie, et que l’on ne se néglige pas. Par négligence, nous entendons le fait de ne plus manger équilibré. Il faut aussi prendre en compte que ces alimentations ne sont pas toujours possibles pour tous, pour des raisons de santé ou de troubles alimentaires. L’important est de savoir dans quoi on s’embarque, et surtout pour quelles raisons.

Brochette
Crédits : RitaE / Pixabay

Ne plus manger de viande ne veut pas dire se priver

Il faut savoir que l’alimentation végétale est d’une richesse incomparable. La question ici n’est pas de cultiver et de se nourrir exclusivement de soja et de tofu, pas du tout. Lorsque l’on décide de réduire voire arrêter complètement sa consommation de produits issus d’animaux, on n’a plus d’impact sur la souffrance animale, on n’y participe pas. Alors, il est évident que ça paraît compliqué pour quelqu’un qui mange régulièrement de la viande, du poisson et des produits laitiers de visualiser une assiette sans tous ces produits. Pourtant, il est possible de cuisiner tout ce que l’on veut de manière végétale.

Beaucoup de recettes se développent et des spécialistes de cette cuisine aussi. Notamment Lloyd Lang, La petite Okara, Sébastien Kardinal ou encore Alice Esmeralda et bien d’autres. Le simple fait de regarder quelques photos de ces recettes donnera envie d’y goûter. Pour les moins créatifs et inspirés, il existe une grande diversité de produits végétariens et végétaliens sous forme de galettes, que l’on trouve généralement au rayon biologique. Eh non, être végétarien ou végétalien ne signifie pas manger seulement de la salade !

Des glaces, des hamburgers, des donuts, des pains au chocolat, des gâteaux, des lasagnes, du cassoulet, des nuggets, des bonbons, et même du faux-mage (du fromage végétal) ! Des recettes ingénieuses sans aucun produit d’origine animale. Toutefois, il ne faut pas s’y aventurer en imaginant des goûts absolument similaires, mais en ayant à l’esprit une autre variété de ce même aliment, ou plat, tout aussi délicieux, si ce n’est encore plus.

Buffet
Crédits : Foxys_forest_manufacture / iStock

Prendre soin de sa santé

Comme dit précédemment, à partir du moment où l’on mange équilibré et que l’on a un mode de vie sain, il n’y a pas de souci à se faire. Cependant, comme les alimentations avec de la viande, il faut toujours faire attention à ce que l’on mange et surveiller sa santé. Peu importe ce que l’on décide.

L’alimentation végétale est remplie de vitamines, de fer, de protéines… Toutefois, la B12 peut manquer à cet appel. Pas de panique, cette vitamine est très importante, mais se trouve facilement en magasin bio ou sur des sites d’épiceries vegan. Vous trouverez plus d’informations sur cette vitamine sur le site de la fédération végane. Il ne faut pas oublier qu’il est également important de faire régulièrement des bilans de santé chez son médecin, peu importe que l’on soit végétarien, végétalien ou omnivore.

L’accroissement du nombre de végétariens et de végétaliens est un soulagement pour les défenseurs des animaux. En effet, la première manière d’aider les animaux et de sortir de ces élevages intensifs reste, non pas de boycotter les petits agriculteurs, mais bien de ne plus coopérer avec les grands industriels. Pour respecter les animaux, mais aussi la planète et tout ce qu’elle peut nous offrir.

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