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Une nouvelle enquête de L214 dénonce un abattoir de veaux. Choquant !

Crédits : jodie777 / iStock

Les images ont peut-être défilé sur votre écran depuis leur diffusion. L214 a en effet publié une vidéo accablante pour un abattoir situé en Dordogne, qui fournit de la viande de veau pour des labels certifiés. Cette publication fait suite à une enquête sur les pratiques de cet établissement, et dénonce les conditions déplorables de mise à mort des animaux.

3 400 veaux tués chaque semaine

Que l’on soit végétarien·ne ou non, on ne peut qu’être choqué·e devant la violence des images dévoilées et visibles dans la vidéo en fin d’article. L’association L214 n’en est pas à son coup d’essai à ce niveau, et a l’habitude de dénoncer les traitements illégaux réservés aux animaux lors de leur mise à mort.

Les images qui nous intéressent aujourd’hui ont été tournées en Dordogne dans un établissement de la société Sobeval. Cette dernière fait partie du groupe hollandais Van Drie, spécialisé dans la viande de veau. Dans cet abattoir français, pas moins de 3 400 veaux sont tués chaque semaine pour alimenter le marché.

Et il ne s’agit pas de n’importe lequel, puisque les viandes sont ensuite vendues sous des labels reconnus comme Label Rouge ou Le veau du boucher. L’abattoir procède aussi à des mises à mort rituelles pour exporter des viandes casher et halal. Selon L214, les peaux sont aussi vendues à des marques de luxe comme Gucci ou encore Hermès.

veau ferme box
Crédits : iStock / Kutredrig

Des conditions d’abattage révoltantes 

Dans les faits, l’association dénonce des « violations de la loi » qui « impliquent une souffrance accrue des animaux ». L214 insiste notamment sur les mises à mort qui ne respectent pas l’étourdissement complet des veaux avant d’être abattus. Ce qui fait que certains sont encore conscients, et donc stressés au moment où ils sont tués.

D’autre part, les contrôles normalement réglementaires pour vérifier que les animaux sont bien inconscients sont « quasi inexistants ». Des actions contraires à la loi qui rejoignent d’autres faits accablants. Suspendus à des chaînes, certains animaux agonisent pendant de longues minutes après le coup de couteau censé leur être fatal.

En conséquence, l’association a porté plainte auprès du procureur de la République de Périgueux. Elle réclame notamment « la fermeture d’urgence de l’abattoir, qui présente de graves problèmes structurels et des pratiques d’abattage grandement déficientes ». Une demande pour arrêter l’abattage d’animaux sans étourdissement préalable a aussi été formulée.

La vidéo en question

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