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Au Kenya, un sanctuaire recueille les éléphants orphelins victimes du braconnage

Crédits : tomtom4167/Pixabay

Fondé en 1977 en mémoire de David Sheldrick par sa veuve Daphne Sheldrick, The David Sheldrick Wildlife Trust est un organisme de bienfaisance qui oeuvre depuis des années pour la conservation de la faune et de l’environnement au Kenya. Petit tour du propriétaire d’un lieu devenu une référence mondiale en matière de conservation.

Des éléphants toujours plus en danger

Selon l’IFAW, le commerce d’ivoire a mené les populations d’éléphants à une situation tragique, provoquant la mort d’environ 20 000 éléphants chaque année pour leurs défenses. En vendant ou en achetant de l’ivoire, on contribue au massacre de cette espèce en danger. La situation est critique dans de nombreux pays d’Afrique : il reste moins de 10 éléphants au Sénégal, et l’on estime qu’une centaine de rangers sont tués chaque année en essayant de combattre les braconniers.

Malgré l’interdiction du commerce de l’ivoire il y a 20 ans, plus d’une centaine d’éléphants sont encore abattus pour leurs défenses chaque jour. Pour ce faire, les braconniers utilisent des lances ou des flèches empoisonnées pour tuer les éléphants. Ces dernières sont plus difficiles à tracer, moins bruyantes et moins chères que les fusils. Ils enduisent ainsi leurs flèches d’une toxine (arbuste acokanthera) et se lancent ensuite à la poursuite des animaux, parfois pendant des heures, jusqu’à épuisement. Après quoi les éléphants sont tués et mutilés pour leurs défenses vendues à prix dor.

Parmi les victimes de ces massacres, les bébés. Quand ils ne sont pas tués en même temps que leur famille, les éléphanteaux se retrouvent donc orphelins. Certains, les plus chanceux, sont recueillis au David Sheldrick Wildlife Trust. Ce sanctuaire situé au Kenya recueille chaque mois des dizaines de ces victimes. Objectifs : les mettre à l’abri, s’en occuper, les soigner, avant de pouvoir, un jour, les relâcher dans la nature.

 

 

 

 

 

 

 

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