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Le calvaire des animaux sauvages en captivité doit cesser !

Crédits : Mith/Wikimedia Commons

Les vacances sont l’occasion pour certains de réaliser leurs plus grands rêves comme nager avec les dauphins ou monter sur le dos d’un éléphant. Mais que se cache-t-il derrière ces activités très attractives pour les touristes ? 

Alors que la période estivale bat son plein, la chaîne M6 a diffusé un reportage sur des Français partis à l’autre bout du monde pour nager avec des dauphins (Capital, 16/07/2017). Cette vidéo est devenue virale en quelques heures. Elle a relancé le débat sur l’éthique de ces parcs d’attractions retenant contre leur gré des animaux sauvages. Et les obligeant à se donner en spectacle jusqu’à la fin de leur vie. Il est en effet bon de rappeler que dans « animal sauvage », il y a le mot « sauvage ». Or, certains en oublient parfois volontairement la signification.

Une réalité qui dérange

C’est une réalité. Les animaux que l’on aimerait tellement approcher sont retenus prisonniers dans ces pompes à fric géantes que sont les parcs aquatiques, les zoos, les safaris ou toutes sortes de lieux ou d’entreprises où la règle est de faire des animaux un business en or. La demande étant de plus en plus forte et la réglementation d’une lenteur ahurissante à se mettre en place, il n’est pas étonnant de voir fleurir ces activités aux quatre coins du monde.

Malgré quelques avancées, notamment en France, l’opinion publique reste difficile à convaincre. Les sociétés détentrices de ces animaux s’appuient notamment sur celle-ci pour ralentir au maximum l’arrêt de ces activités malsaines.

C’est le cas de l’arrêté censé mettre un terme à la captivité des cétacés qui s’est vu contester par les delphinariums tels que Marineland. Il va donc devoir être réexaminé afin de juger de sa « légalité ». Tous les moyens sont bons pour défendre son commerce, aussi cruel soit-il.

Des animaux maltraités

Les coulisses de ces activités de rêve sont parfois dignes d’un film d’horreur. Pour certains animaux, les souffrances subies pour être dressés et assurer le show tous les jours sont d’une cruauté inimaginable.

La souffrance des éléphants

C’est le cas des éléphants (bien souvent en Asie) qui se voient arracher à leur mère alors qu’ils sont bébés et subir un rituel terrible nommé « phajaan », ce qui signifie « briser ». Cette méthode est destinée à leur ôter toute envie de désobéir jusqu’à la fin de leur vie. Durant ce rituel révoltant, les éléphants sont enchaînés, affamés, battus, assoiffés… Tout cela pour les amener à n’être plus que l’ombre d’eux-mêmes et pouvoir se plier à toutes les exigences des touristes.

éléphant
Crédits : Jean-Pierre Dalbéra/Flickr

La souffrance des cétacés

Les dauphins sont quant à eux bien souvent capturés dans leur milieu naturel de façon brutale et traumatisante. Ils sont tellement sensibles au stress que beaucoup meurent avant même d’avoir pu atteindre leur lieu de captivité. Ceux qui parviennent à rester en vie se voient enfermés jusqu’à la fin de leurs jours. Avec pour seule activité un dressage intense qui ne les amuse pas du tout, contrairement à ce que l’on pense. Faire des tours n’a jamais procuré aucun plaisir à un animal sauvage. Les centres où ils sont détenus sont même parfois obligés de les droguer pour arriver à leur faire faire tout ce qu’ils veulent sans se voir opposer aucune résistance.

dauphins
Crédits : ncb80/Pixabay

La souffrance des fauves

Quant aux activités impliquant des bébés tigres ou des bébés lions, elles cachent une réalité encore plus atroce. En plus du simple manque d’espace évident, bien entendu. Les touristes qui font la queue pour prendre un selfie avec un lionceau ne se doutent pas (ou ne veulent pas y penser ?) que ces adorables créatures ont été brutalement séparées de leur mère et qu’elles sont enchaînées le reste du temps sous une chaleur écrasante. En ce qui concerne les adultes, ils sont considérés comme trop dangereux pour être au contact des touristes. Leur sort est donc très obscur… On vous laisse imaginer, mais sachez qu’ils ne sont certainement pas remis en liberté.

lions cage
Crédits : BigMikeSndTech/Wikimedia Commons

On pourrait encore parler longuement des parcs à ours, des tortues de mer, des singes clowns, des fermes de crocodiles, des charmeurs de serpents ou même des voyages en calèche ! La maltraitance animale est partout. L’argent est roi aux dépens de la souffrance de la planète. Et de celle de ses habitants les plus respectueux et les plus innocents.

Militons pour un tourisme responsable

Il n’existe pas de miracle pour remédier à ce problème de maltraitance animale. La seule solution est que les vacanciers du monde entier prennent conscience des cruautés cachées derrière ces activités attrayantes et les boycottent. En effet, ces entreprises sont trop puissantes économiquement. Ainsi, la mobilisation de seulement quelques millions de personnes n’est pas suffisante pour faire bouger les choses.

Cette lutte collective n’est pas uniquement destinée à sauver tous ces pauvres animaux retenus prisonniers et torturés à longueur de journée. Elle a également pour but de contribuer à éradiquer toute forme d’acte de cruauté de l’homme envers le monde sauvage.

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