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Voici ce que les animaux et la planète endurent avec les élevages intensifs…

Crédits : branex / iStock

Le secteur des élevages intensifs est en pleine croissance. Pourtant, ces élevages sont pointés du doigt. Et pour cause, leur impact négatif, que ce soit en matière d’environnement ou de bien-être animal, est tout simplement énorme. 

1. Quelques chiffres sur l’élevage intensif 

D’après Viande.info, les animaux issus d’élevage intensif représentent 8 animaux sur 10 en France. Un chiffre conséquent et qui fait froid dans le dos lorsque l’on sait comment ces animaux sont traités :

  • 83 % des 826 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur (ITAVI, 2016)
  • 97 % des 52 millions de dindes sont élevées sans accès à l’extérieur (Agreste, 2008 et 2010)
  • 99 % des 30 millions de lapins sont élevés en batterie, donc en cage (Plan de filière lapin EGAlim, 2017)
  • 95 % des 25 millions de cochons sont élevés dans des hangars, sur des caillebotis (20% meurent avant d’aller à l’abattoir)
  • élevage cochons
    Crédits : agnormark / iStock

2. Des conditions de vie difficiles pour les animaux

Dans un élevage intensif, ce qui compte c’est la productivité. De fait, plus il y a d’animaux, mieux c’est. Ainsi, les animaux sont entassés les uns sur les autres, sans possibilité de bouger. Certains meurent même écrasés par leurs congénères, d’autres encore tombent malades.

Dans tous les cas, qu’ils soient élevés dans des cages, dans des hangars ou dans des box, les animaux vivent bien souvent dans des conditions déplorables, et ce tout au long de leur vie.

Dans ce type d’élevage, les animaux ne sont plus vus comme des êtres vivants, mais comme des produits. Il est donc indispensable, en tant que consommateur de faire la différence entre l’agriculteur qui élève ses animaux et l’industriel qui produit des animaux.

3. Un impact en matière de santé humaine et animale

La surexploitation animale est à l’origine de nombreux problèmes, notamment en matière de santé. En effet, non seulement les animaux sont nombreux à tomber malades, au vu de leurs conditions de vie, mais en plus ils peuvent transmettre des maladies aux humains.

Et pour cause, dans les élevages intensifs peuvent se développer des maladies comme le Staphylococcus résistant à la méticilline (SARM), qui peut provoquer des infections cutanées légères, ou des infections graves comme la pneumonie ou la bactériémie. Sans oublier les maladies comme la vache folle ou encore la grippe H1N1.

4. Des inégalités sur le marché de l’agriculture

Les élevages intensifs ont tendance à écraser les petits agriculteurs. En effet, ils vendent énormément et à bas prix. De nombreux grands groupes et chaînes alimentaires font d’ailleurs appel à ces exploitants. Néanmoins, la quantité prône ici sur la qualité.

La qualité des produits qui proviennent d’élevages intensifs (viande, lait…) est bien évidemment amoindrie. Bien qu’ils soient plus accessibles, car moins coûteux, les qualités nutritionnelles ne sont pas du tout les mêmes que celles des produits bio et respectueux du bien-être animal.

5. De lourds impacts environnementaux

L’agriculture intensive occasionne également de nombreux dégâts en matière d’environnement. Tout d’abord, l’importante pollution des eaux met en péril toutes nos ressources. De plus, les terres exploitées dénaturent fortement les sols. Nous pouvons ajouter à cela la destruction de forêts afin de pouvoir construire de nouvelles exploitations agricoles pour nourrir les nombreux animaux (soja, maïs…) et la pollution engendrée par le transport des animaux (jusqu’à l’abattoir, et ensuite jusque dans les rayons des supermarchés).

Les élevages intensifs ont donc des effets négatifs sur l’environnement et, par conséquent, sur la biodiversité. Sans compter que leurs rejets polluent et participent au réchauffement climatique. Selon Greenpeace, à l’échelle mondiale, l’élevage représente aujourd’hui 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre.

Deforestation
Crédits : Picography/Pixabay

6. Quelles solutions ? 

Réduire sa consommation de viande de moitié, comme le suggère Greenpeace, permettrait de nourrir 2 milliards de personnes supplémentaires. Sans parler des effets bénéfiques sur l’environnement.

Mais l’urgence, aujourd’hui, est de valoriser les petits producteurs biologiques et locaux. Nos agriculteurs ont en effet besoin de soutien face à ces élevages intensifs qui mettent en péril leur travail. En d’autres termes, il faut consommer moins et mieux.

Bon à savoir : en France, 80 % des animaux consommés sont des animaux provenant d’élevages intensifs.