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Animaux insolites : le poisson-perroquet, une créature haute en couleur

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Crédits : Ute Niemann/iStock

Le cœur des océans renferme de formidables créatures marines. Pour preuve, vous allez découvrir ici le poisson-perroquet qui tire ce nom aviaire de son physique bien à lui. 

Le poisson-perroquet (Scaridae) fait partie de la famille des poissons tropicaux, appartenant à l’ordre des Labroidei. Il s’agit d’un proche parent du poisson-clown. Par ailleurs, une centaine d’espèces différentes sillonnent les eaux tropicales et subtropicales. Vous allez voir, son petit minois est à croquer (à prendre au sens figuré, évidemment).

La physionomie du poisson-perroquet

Vu de face, ce spécimen est très aplati. Sa silhouette curviligne, allant de 20 à 130 cm suivant les variétés, est recouverte d’écailles cycloïdes (comme certaines tuiles de toit très arrondies). Sa singularité première se situe au niveau de ses mâchoires. Elles ressemblent à s’y méprendre à un bec, sa dureté contribuant à grignoter la couche externe des sols et des coraux. De face, son aspect nous semble étrangement familier, comparable à celui du perroquet ou de la perruche.

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Crédits : mirecca/iStock

Des couleurs chatoyantes

La couleur du poisson-perroquet n’est pas la même selon son âge, son sexe ou sa place au sein du groupe. Il arbore un mix de teintes saisissantes, piochant dans le rouge, le bleu, le vert, l’orange ou encore le jaune. Cependant, c’est le mâle dominant qui se permet d’exhiber ces nuances flamboyantes, tandis que le reste du banc se contente d’exprimer un coloris plus faible et plus terne.

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Crédits : hansgertbroeder/iStock

Une symbiose indispensable

Cet animal marin est essentiel au développement du récif corallien. En effet, les coraux sont régulièrement envahis par les algues qui obstruent le passage de la lumière du Soleil, nécessaire à la photosynthèse. Intervient alors le poisson-perroquet qui se nourrit des nuisibles, ingérant par là même le corail mort. Ainsi, son rôle de nettoyeur hors pair est crucial pour le maintien de l’équilibre écosystémique. Toutefois, il est victime de la surpêche, comme beaucoup trop de spécimens océaniques. Par conséquent, certains récifs coralliens des Caraïbes se trouvent en très mauvais état de nos jours.

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Crédits : Rob Atherton/iStock

Sans lui, finies les plages de sable blanc

Après ingestion du défunt corail, le poisson-perroquet produit un résidu qui d’une part se dépose sur les récifs et les renforce, et qui d’autre part se diffuse le long des côtes. Vous savez désormais de quoi se constituent ces magnifiques plages de sable fin qui jonchent les littoraux des mers chaudes. En outre, un seul animal peut occasionner jusqu’à 100 kg de ce type d’excréments par an, durant les vingt années de sa vie.