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Paris : des renardeaux observés dans le cimetière du Père-Lachaise

Crédits : iStock / AOosthuizen

Celles et ceux qui ont déjà été au cimetière du Père-Lachaise ne peuvent que tomber d’accord : en plus d’être un lieu empli de poésie et de souvenirs, il constitue un endroit calme et propice au recueillement pourtant au cœur de la capitale. Tellement calme que la semaine dernière, une famille de renards a pu y être photographiée ! 

Un lieu où le temps s’arrête

Partout dans le monde, les parcs nationaux et autres milieux naturels – qu’ils soient protégés ou non – recensent ces dernières semaines une recrudescence de la visibilité d’animaux sauvages. Il semblerait que la mise à l’arrêt de certaines activités de la vie humaine fasse le plus grand bien au monde animal sauvage. Et ce même dans les coins les plus surprenants.

D’habitude, le cimetière du Père-Lachaise est une bulle de calme au cœur de la ville. Mais avec le confinement, c’est toute la capitale qui se trouve actuellement dans un silence auquel elle n’a pas l’habitude. Et les animaux non plus… En témoigne cette famille de renards qui a vraisemblablement profité d’une baisse de la fréquentation pour y évoluer librement.

Des locataires peu habituels

Voilà donc quelques semaines que ces renards côtoient les dernières demeures de Balzac, Jim Morrison, Oscar Wilde ou encore Edith Piaf. Les photos ont été partagées par Pénélope Komitès – l’adjointe espaces verts, nature en ville, biodiversité, agriculture urbaine et affaires funéraires – de la Mairie de Paris.

La présence de cette famille dans le cimetière est connue depuis le mois de février, avant le confinement donc. Mais comme dans beaucoup d’autres endroits, la baisse de la fréquentation leur a permis d’explorer les allées du Père-Lachaise en toute sérénité. De quoi permettre au conservateur du lieu, Benoît Gallot, de prendre les photos ci-dessus.

Des locataires qui suscitent le débat

Souvent considéré à tort comme un nuisible, le renard crée régulièrement le débat. Et cette famille ne fait pas exception, puisque la question de les garder au Père-Lachaise ou de les acheminer ailleurs a été soulevée il y a peu.

Pénélope Komitès a notamment émis le souhait que ces quatre renardeaux et leurs parents soient déplacés, par exemple au bois de Vincennes. L’argument principal pour défendre ce projet est le risque – une fois le confinement terminé – que ces renards soient percutés par une voiture.

Mais, l’association Paris Animaux Zoopolis a soulevé le fait que les déloger constituerait un bouleversement pour les renardeaux et le mode de vie de cette famille. Le débat n’étant pas encore tranché, il faudra encore patienter avant de savoir si elle pourra continuer à habiter ce lieu si particulier.

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