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Cerf sika : 5 choses à savoir sur cet animal venu tout droit du Japon

Crédits : capture vidéo Instagram / kikiphotoworks

Récemment, de sublimes images de cerfs sika installés confortablement sous des cerisiers en fleurs, dans le parc de Nara, au Japon, ont créé l’émotion sur la toile. L’occasion pour nous de revenir sur cet animal méconnu et pourtant si majestueux. 

1. Un animal célèbre au Japon

Le cerf sika (Cervus nippon) est originaire d’Asie. On le rencontre notamment en Sibérie, en Corée, en Chine ou encore au Japon. C’est dans ce dernier pays qu’il est particulièrement célèbre.

Et pour cause, un millier de cerfs sika vivent en totale liberté dans le parc de la ville de Nara. Ainsi, il n’est pas rare d’en croiser dans la rue, ce qui offre généralement un spectacle étonnant. De même, les couleurs féériques qu’arbore le parc de Nara à différentes époques de l’année est un vrai plaisir pour les photographes amateurs du monde entier qui se plaisent à immortaliser le paysage avec, au premier plan, des cerfs sika.

cerf sika
Crédits : nicholashan / iStock

2. Le cerf sika est également présent en France

Le cerf sika a beau être d’origine asiatique, il n’en reste pas moins qu’il est désormais présent dans de nombreux pays du monde, et notamment en France.

Comme l’évoque le parc animalier d’Auvergne, c’est en 1890 que le cerf sika a été introduit en France. En effet, plusieurs individus avaient été offerts au président Carnot par l’empereur du Japon de l’époque. Les cerfs sika visibles actuellement dans les parcs animaliers sont donc des descendants de ces cerfs du 19e siècle.

Quant aux cerfs sika sauvages que l’on peut rencontrer dans notre pays, ils proviennent généralement des cerfs sika échappés des parcs suite à la tempête de 1999.

3. Il est plus petit que le daim

Tout comme le daim, le cerf sika possède une jolie robe tachetée aisément reconnaissable. Toutefois, il est plus petit que le daim et ses bois sont également moins longs. Sa hauteur au garrot est comprise entre 50 et 95 cm pour 1,20 m à 1,80 m de long, et son poids oscille entre 35 à 60 kg pour les plus gros spécimens. Petite distinction : il a le front plissé, ce qui lui donne un air quelque peu contrarié.

En été, le cerf sika arbore un pelage brun rougeâtre qui devient plus gris en hiver. À cette époque de l’année, ses taches blanches sont d’ailleurs bien moins visibles. Il possède également une ligne noire qui parcourt son dos ainsi que sa queue, cette dernière étant courte et blanche. Par ailleurs, comme de nombreuses autres espèces de cervidés, seuls les mâles portent des bois sur la tête.

cerfs sika
Crédits : Arsgera / iStock

4. Il peut être chassé

Comme c’est le cas pour les autres cervidés, le cerf sika est soumis à la chasse en France. Animal diurne, il peut facilement s’observer en journée et il vit en groupe, généralement composé d’une dizaine d’individus.

5. L’hybridation avec le cerf élaphe est redoutée

La présence du cerf sika n’est pas un problème en soi en France. En revanche, là où les autorités sont vigilantes, c’est lorsqu’il se retrouve dans la même zone que le cerf élaphe.

Et pour cause, l’hybridation entre ces deux espèces est à proscrire absolument à cause de la pollution génétique qu’elle entraîne. Cela risquerait en effet de mettre en péril la survie du cerf élaphe.

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