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Australie : 10 000 dromadaires sauvages vont être abattus !

Crédits : Markalark / iStock

C’est un véritable paradoxe. Alors que près d’un milliard d’animaux seraient déjà morts à cause des incendies qui ravagent l’Australie depuis septembre, les autorités ont pris la décision d’abattre 10 000 dromadaires sauvages. On vous explique pourquoi. 

Des dromadaires importés

C’est au XIXe siècle, vers 1840, que les dromadaires, venus tout droit des Indes, ont été importés en Australie. Dès lors, ils se sont multipliés à une vitesse vertigineuse. En l’an 2000, on en recensait même plus d’un million. Au vu de la croissance exponentielle de la population de dromadaires sauvages, il avait déjà été décidé en 2009 d’abattre une quantité importante d’individus afin de limiter la population à 300 000 dromadaires.

La raison ? En Australie, les dromadaires sont perçus comme des nuisibles. Et pour cause, étant donné qu’ils ne sont pas originaires de l’île, ils n’ont pas de prédateurs naturels. Ainsi, non seulement ils se multiplient à une vitesse folle, mais en plus ils peuvent avoir un effet destructeur sur les animaux et les plantes indigènes.

Une mesure prise pour protéger les populations

Mais ce qui justifie le lancement prochain d’une nouvelle campagne d’abattage, c’est le risque que les dromadaires sauvages contaminent les sources d’eau. En effet, avec la sécheresse qui s’est abattue sur le pays depuis plusieurs mois (2019 est l’année la plus chaude et la plus sèche de toute l’histoire de l’Australie) et avec les monstrueux incendies qui en découlent, les points d’eau se font de plus en plus rares sur l’île.

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Crédits : 11066063 / Pixabay

Or, les dromadaires, qui se déplacent souvent en troupeaux plus ou moins importants, pourraient contaminer les seuls points d’eau restants. En effet, comme l’a expliqué le ministère de l’Environnement australien, les camélidés aussi souffrent de la sécheresse. Plusieurs d’entre eux ont d’ores et déjà été blessés dans la précipitation, en se dirigeant en masse vers des points d’eau. « Dans certains cas, des carcasses d’animaux morts ont contaminé d’importantes sources d’eau et des sites culturels », a expliqué une porte-parole du ministère.

Pire, les dromadaires pourraient représenter un danger pour les habitants, et notamment pour les automobilistes. Dans leur recherche désespérée d’eau, ils pourraient également occasionner de nombreux dégâts sur les cultures.

Pour éviter tout incident et prévenir d’éventuelles pénuries d’eau, les autorités ont donc pris la décision d’abattre, sur cinq jours, plusieurs milliers de dromadaires. Pour ce faire, des tireurs d’élite survoleront en hélicoptère une zone donnée et auront la lourde charge d’abattre les animaux. Les cadavres de ces derniers seront ensuite brûlés pour éviter la propagation de maladies.

Bon à savoir : l’abattage massif d’animaux sauvages est une pratique courante en Australie. En 2015 déjà, plus d’un million de kangourous avaient été tués. Et d’ici la fin de l’année 2020, deux millions de chats sauvages devraient être abattus sur le territoire australien.

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