in

Landes : un chasseur se fait arracher la moitié du visage… par un cerf

Crédits : VladSokolovsky / iStock

Chaque année, durant toute la période de chasse, l’actualité regorge de faits divers impliquant des accidents de chasse. Et, en règle générale, ce sont les chasseurs qui sont fautifs, après avoir confondu un surfeur avec un faisan, un promeneur avec un sanglier, un cheval avec une biche ou encore un chien avec un loup. Mais, le 25 janvier dernier, ce n’est pas un chasseur qui s’est révélé être l’attaquant, mais la proie qu’il pourchassait, c’est-à-dire un cerf !

Le cerf charge le chasseur et le blesse

Vincent S. est un chasseur expérimenté âgé de 36 ans. Depuis vingt ans qu’il chasse, il s’est déjà retrouvé dans des situations délicates, comme par exemple être chargé par des sangliers. Mais, le samedi 25 janvier 2020, il a dû faire face à un événement d’un tout nouveau genre. 

En effet, alors qu’il participait à une partie de chasse dans la forêt de Lesperon, dans les Landes (40), il s’est retrouvé nez à nez avec l’un des cerfs pris en chasse par la battue. L’animal, effrayé et se sentant acculé, a alors cédé à la panique et pris la décision de charger le chasseur, le touchant au visage. 

Lors de l’impact, Vincent S. n’a pas perdu connaissance, mais s’est montré quelque peu sonné. Mais, persuadé qu’il n’a rien de grave, il décide de continuer à chasser. « Je pensais que c’était un petit pète mais j’avais la moitié du visage arrachée », confie-t-il à Sud Ouest.

Rapidement, l’un de ses collèges chasseurs l’aperçoit et se rend alors compte de l’ampleur des dégâts. Et pour cause, Vincent S. perdait beaucoup de sang et sa peau pendait, laissant apparaître un trou au milieu du visage. Son collègue lui demande alors de s’arrêter et appelle les pompiers. 

50 points de suture et toujours l’envie de chasser

Transporté en hélicoptère jusqu’à l’hôpital Pellegrin, de Pau, Vincent S. est opéré en urgence. En effet, toute la peau de son visage, de sa pommette gauche à son nez, est complètement décollée. 

« Je n’ai rien de cassé et j’ai toute ma sensibilité. L’équipe de chirurgiens a fait un beau travail. Je dois avoir une cinquantaine de points », explique-t-il. 

Malgré cette mésaventure, Vincent S. n’a pas du tout envie d’arrêter de chasser. Au contraire :

« Je reste dingue de la chasse. Je suis très impliqué sur ma commune et toujours avec ce respect pour le gibier et les propriétaires qui nous laissent agir sur le territoire ».

En revanche, on ne sait pas ce qu’il est advenu du cerf…

Vous aimerez aussi :