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Flamants roses : en Camargue, le nombre de naissances pourrait bien exploser !

Crédits : iStock / Musat

Si le confinement actuel bouleverse nombre de nos habitudes et nous oblige à changer notre quotidien et à nous restreindre, il en est pour qui cette période est une vraie bouffée d’air frais. Partout dans le monde, les animaux sauvages comme les flamants roses profitent de cette nouvelle liberté, et cela pourrait leur être bénéfique en de nombreux points.

Le confinement : une aubaine pour la faune sauvage

L’être humain et les animaux partagent depuis toujours le même milieu de vie. Avec, dans de plus en plus d’endroits, un déséquilibre croissant en défaveur de la faune sauvage. Au fil des siècles et des années, les humains ont en effet largement empiété sur certains territoires, chassant par là-même les animaux qui y résidaient.

Le confinement rappelle donc ces animaux à notre bon souvenir. Si à l’heure actuelle le ralentissement et l’arrêt de certaines activités constituent une source d’angoisse pour les humains, la vie sauvage est à la fête. Exemple en France en ce moment : le Parc ornithologique de Pont de Gau en Camargue, plus grande zone humide du pays.

Les flamants roses font un retour en force 

Le parc qui accueille d’habitude pas moins de 15 000 visiteurs à cette période a fermé ses portes le 15 mars dernier. Et depuis, si les équipes qui y travaillent sont réduites, il n’en est rien pour les oiseaux – en particulier les flamants roses – qui ont investi la soixantaine d’hectares du parc.

Publiée par Parc Ornithologique de Pont de gau sur Vendredi 13 mars 2020

Mais s’agit-il d’une meilleure visibilité de ces animaux  – comme observée avec les ours au parc du Yosemite – ou réellement d’une hausse d’effectifs ? Il y a quelques jours, le directeur de ce parc – Frédéric Lamouroux – s’est exprimé à ce sujet :

« Nous en avons compté près de 2 500 contre 1 500 à 1 600 en temps normal. […] Les couples sont déjà formés et la période de ponte devrait bientôt commencer. Elle s’étale d’avril à juin. »

Baby boom en vue ? 

Une fréquentation record qui pourrait bien augurer un pic de naissances. Frédéric Lamouroux explique sur ce point que les équipes du parc font tout leur possible pour que ce lieu emblématique soit le plus propice à la reproduction sur le long terme. Pour cette saison en tout cas, les flamants roses pourront couver et accueillir les oisillons en toute tranquillité !

Un élément d’autant plus important qu’il n’y a qu’un seul œuf par couvée. Et comme on peut s’en douter, les flamants roses sont loin d’être les seuls à avoir investi ces lieux plus que de coutume. Des hérons, des ibis falcinelle et des aigrettes ont aussi été observés sur place pour la plus grande joie du parc.

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