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Comment aider votre chien à supporter la solitude : 6 conseils à suivre

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Comment aider votre chien à supporter la solitude : 6 conseils à suivre
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Vous partez travailler quelques heures ou partez faire quelques courses quelques minutes et à chaque fois que vous rentrez chez vous, vous avez l’impression que cela fait des mois que vous êtes parti et que votre chiot vient de faire la fête avec tous ses copains dans votre maison ? Vit-il mal votre absence (aussi courte soit-elle) ? Semble-t-il très stressé, angoissé et reste-t-il longuement à la fenêtre après votre départ sans vouloir bouger comme si vous l’abandonniez ? Fait-il des bêtises en votre absence ? Ne cherchez pas plus loin, vous avez trouvé l’article qu’il vous fallait !

Si votre chiot agit ainsi, sachez que ce comportement est lié à son anxiété lorsque vous n’êtes pas à la maison (l’anxiété de séparation). Celle-ci s’explique en grande partie à cause d’un surattachement à vous.

Au cours des premières semaines, le chiot est surattaché à sa mère qui a pour rôle d’effectuer le détachement (en diminuant le nombre de tétées, en interdisant l’accès à la couche…). Si le chiot est adopté avant que le détachement soit complètement fait, il se peut que les nouveaux maîtres deviennent le second être d’attachement.

Bien que vous ne puissiez vous empêcher d’accorder énormément d’attention à votre chiot en le caressant dès qu’il le réclame par exemple, il faut savoir que vous êtes loin de lui rendre service. Cela peut vite devenir un frein à son apprentissage de la solitude. Voici quelques conseils pour apprendre à votre chiot à rester seul à la maison !

1. Une pièce interdite

Apprendre à votre chien à rester seul à la maison ça commence en étant présent à la maison. Étrange, n’est-ce pas ? Laissez-nous vous expliquer ! Il est recommandé d’instaurer une pièce « interdite » dans laquelle le chiot n’a en aucun cas le droit de se rendre.

Ainsi, votre boule de poils s’habituera petit à petit à être seul lorsque vous êtes dans cette pièce à laquelle il n’a pas accès. Cela permet de développer en quelque sorte l’indépendance de votre chiot. S’il pleure ou aboie devant la porte, faites comme si de rien n’était.

2. Le laisser seul dans une pièce

Ce conseil est particulièrement efficace pour les chiots ayant appris quelques ordres de base tels que « pas bouger ». Rendez-vous dans la pièce où vous voulez que votre chiot reste seul, jouez un peu avec lui ou donnez-lui quelques friandises. Ensuite, quittez la pièce en le laissant seul. Ne vous éloignez pas trop pour que le chien puisse sentir votre odeur.

Si le chien n’aboie pas ou ne pleure pas, retournez dans la pièce en l’ignorant. Dans le cas contraire, laissez-le seul jusqu’à ce qu’il soit calmé. Faites cela plusieurs fois, en rallongeant le temps d’absence.

3. Ignorer ses demandes d’attention

Par ignorer, entendez « ne pas parler, ne pas toucher et ne pas regarder » ! On vous l’accorde, cela est particulièrement difficile, surtout quand votre chiot court vers vous avec une balle ou pose sa tête sur vos genoux pour un câlin et qu’il est « trooooop mignoooon ». Ce n’est pas le chien, mais vous qui devez être à l’initiative des contacts avec lui.

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De cette façon, vous apprenez à l’animal à gérer sa frustration. Le chiot mettra 5 à 10 minutes pour passer à autre chose, il vous suffit donc d’attendre un peu. Et lorsque vous voyez qu’il s’en va, vous pouvez l’appeler pour le caresser ou pour jouer.

4. Ne pas le gronder en rentrant

Lorsque vous rentrez chez vous et que vous constatez que votre chiot vient de littéralement retourner votre maison, surtout ne le grondez pas (toute forme de violence est bien évidemment aussi bannie). Les chiens vivent dans le moment présent, si vous les grondez, ils ne comprendront pas ce qui leur arrive étant donné qu’ils ont fait les bêtises avant votre retour.

Si vous lui criez dessus, votre chiot risque d’associer sa punition à votre retour, ce qu’il faut absolument éviter. Attendez un peu avant de nettoyer et de ranger et surtout ne le faites pas devant lui.

5. L’ignorer en entrant et en sortant

Involontairement, c’est bien souvent vous qui déclenchez le trouble d’anxiété de votre chiot. Si vous faites tout un mélodrame de vos départs, sachez que vous conditionnez votre chien qui associera votre attitude à votre départ. Or, c’est ce qui va commencer à l’angoisser. Au cours des 15 minutes avant votre départ de la maison, ignorez-le et quittez la maison sans rien dire.

À votre retour, si vous faites la fête à votre chiot autant qu’il vous la fait, vous risquez de lui faire comprendre qu’il a bien fait d’avoir stressé en votre absence. S’il vous fait la fête à votre arrivée, c’est qu’il ne parvient pas à gérer son excitation et qu’il lâche tout le stress qu’il a accumulé quand vous n’étiez pas là. Il vaut donc mieux faire comme lors de votre départ : ignorez-le les 15 premières minutes après être rentré.

6. Opter pour les jouets d’occupation

Au moment de quitter la maison, vous pouvez donner à votre chiot un jouet d’occupation tel qu’un Kong ou un Pipolino pour qu’il puisse s’occuper et assimiler votre absence à quelque chose de positif.

En ce qui concerne les jouets, vous trouverez votre bonheur sur internet ou dans une animalerie. Des recettes pour Kong sont disponibles par dizaines sur internet : votre toutou va se régaler !

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