in

5 plantes particulièrement bénéfiques pour les chevaux

Crédits : AsyaPozniak / iStock

Les bienfaits des plantes sont de plus en plus reconnus. Pour les chevaux aussi, certaines plantes ont de nombreuses vertus. Que ce soit en compléments alimentaires ou à appliquer de manière externe, les végétaux n’ont pas fini de nous surprendre ! Après l’exemple de l’aloe vera, voici donc 5 plantes connues particulièrement bénéfiques pour nos amis les équidés.

1. Le souci des jardins (Calendula officinalis)

Pour les chevaux, nous l’utilisons par voie externe uniquement. Il a des propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes et anti-bactériennes (plaies, ulcères, brûlures, piqûres d’insectes, inflammations des muqueuses). Le souci des jardins sera parfait pour lutter contre la pourriture des fourchettes, la dermite et aussi contre les problèmes de peau. On peut l’utiliser sous forme de pommade, d’infusion ou de décoction.

2. L’ortie (Urtica dioica)

L’ortie est riche en minéraux, surtout en fer, et est très efficace contre l’anémie. C’est un bon traitement contre les affections de la peau, mais aussi contre les fourbures, les arthrites et différents rhumatismes. On peut l’utiliser par voie externe et interne.

En externe, on l’utilise en décoction pour améliorer l’état des crins et de la robe. Elle agit aussi contre les affections cutanées.

En interne, c’est un complément alimentaire qui aide à la digestion et qui peut stimuler la lactation des poulinières car elle est riche en fer et en sels minéraux. La plante, une fois séchée, est réduite en poudre et peut être incorporée dans la ration en petites doses (autour de 12 g).

Cheval
Crédits : merc67/iStock

3. Le plantain (Plantago spp)

Nous n’utilisons que les feuilles de la plante, le fruit étant laxatif et déconseillé pour les chevaux.

Il existe deux plantains à distinguer :

  • Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata), qui est utilisé en interne et a des actions anti-allergique et anti-inflammatoire. Il agit aussi contre la toux et contre la crise de pousse (liée aux bronches).
  • Le plantain majeur (Plantago majora), utilisé en externe. Il est anti-infectieux, cicatrisant et hémostatique (contribue à l’arrêt des saignements).

4. L’achillée millefeuille (Achillea millefolium)

En complément alimentaire, l’achillée millefeuille permet de traiter les troubles de l’appétit, les diarrhées ou les flatulences. Elle peut aussi améliorer la circulation veineuse périphérique. Elle a une action anti-anémiante et calme les inflammations (comme les entorses par exemple).

On peut la trouver sous forme de poudre à incorporer dans la ration (15 à 20 g par jour). Par voie externe (en décoction) elle est aussi cicatrisante et hémostatique.

5. Le pissenlit (Taraxacum officinalis)

La racine du pissenlit a différentes propriétés. Elle a des effets diurétiques (elle accroît la sécrétion urinaire), c’est également un stimulant de l’appétit, un draineur hépatorénal (pour le bon fonctionnement des reins), et elle peut aussi être légèrement laxative. Elle est principalement utilisée sous forme séchée ou en décoction, en complément dans la nourriture.

Cheval
Crédits : Ben-Schonewille/iStock

Comment utiliser ces plantes ? 

D’après le livre Soigner son cheval par les plantes, voici comment faire une infusion, une décoction et une pommade avec les plantes citées ci-dessus :

  • Pommade : mélanger 150 g de pommade émulsifiante (trouvée en pharmacie) et 70 ml de glycérine dans un bol. Ajouter 30g de plante séchée et chauffer doucement cette préparation pendant 3 heures. Filtrer puis remuer jusqu’à refroidissement. Entreposer au réfrigérateur ou dans un endroit frais.
  • Infusion : exactement comme pour une tasse de thé. Utiliser 30 g de plante séchée ou 75 g de plante fraîche, ajouter 250 ml d’eau frémissante et laisser infuser 10 minutes.
  • Décoction : même quantité de plantes que pour l’infusion, et utiliser 500 ml d’eau. Faire bouillir pendant 1 heure et filtrer.

À noter que ces plantes existent souvent en poudre sur différents sites pour chevaux. Vous pouvez également utiliser ces plantes en compléments alimentaires le temps d’une cure ou faire des infusions ou décoctions avec des plantes que vous ramassez vous-même. Toutefois, attention à vous assurer qu’il s’agit bien des bonnes plantes ! Par ailleurs, ces plantes ne remplacent pas l’avis ni les soins d’un vétérinaire. 

Sources : La bible des soins naturels pour le cheval, le poney et l’âne, de Françoise Heitz, et Soigner son cheval par les plantes, de Jenny Morgan et Christopher Day.

Vous avez aimé cet article ? Vous aimerez aussi :