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Kenya : la seule girafe blanche connue tuée avec son petit par des braconniers

Crédits : capture YouTube - Hirola Conservation Program

Il y a des jours où l’on se demande jusqu’où l’appât du gain peut mener… Jusqu’a ce que la réponse s’impose à nous par le biais d’annonces de ce genre. L’acte de barbarie qui a eu lieu au Kenya il y a quelques jours se démarque lui par son caractère exceptionnel : la girafe blanche tuée était la seule femelle répertoriée au monde…

Une girafe blanche, un animal unique

Pour mieux saisir le degré d’indignation qu’a provoqué cet événement, revenons sur l’histoire de cette girafe. Elle a été observée pour la première fois en 2017 par un habitant de la région de Garissa, au Kenya. La vidéo de la mère et de son petit – relayée par les rangers du parc – avait provoqué l’émoi, et pour cause : c’est la première fois que des girafes blanches étaient observées !

Malgré leur couleur, ces girafes ne sont pas albinos. Tout d’abord parce qu’elles n’ont pas les yeux rouges, mais aussi parce que leur corps produit de la mélanine – bien qu’en faible quantité. Il s’agit plutôt de leucisme, une caractéristique génétique héréditaire qui leur donne cette couleur spécifique.

Le seul animal de ce type recensé

Dès leur découverte, la girafe observée et son petit ont fait l’objet d’une surveillance particulière de la part de l’Ishaqbini Hirola Community Conservancy, une structure chargée de veiller sur les animaux de la réserve de Garissa. De cette manière, la naissance d’un second girafon en août 2019 avait pu être notifiée. Ces 3 girafes blanches étaient les seules à avoir été répertoriées au monde.

C’est cette même structure qui a annoncé hier la mort de cette girafe et de son dernier né, via un communiqué de presse. Selon les informations fournies, les animaux auraient été retrouvés à l’état de squelettes, laissés tels quels par des braconniers. Aujourd’hui, il ne reste donc qu’un seul mâle répertorié pour représenter les girafes blanches.

L’indignation face au choc 

Le directeur de l’Ishaqbini Hirola Community Conservancy, Mohammed Ahmednoor, a ainsi fait part de son écœurement face à l’agissement des braconniers.

« C’est un jour parmi les plus tristes pour la communauté d’Ijara et pour tout le Kenya. […] Cet assassinat est un coup considérable porté aux efforts fournis par la communauté afin de préserver des espèces rares et uniques, et une prise conscience pour que le soutien à ces actions de conservation perdure. »

Il déplore également la perte que cela implique pour les scientifiques et l’industrie du tourisme pour la région. Quant au fait de retrouver et de punir les coupables, aucune information n’a été diffusée à ce sujet.

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