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Blaireau : 5 choses à savoir sur cet animal mal-aimé

Crédits : Jrleyland / iStock

Avec ses oreilles d’ourson, son museau allongé, son corps trapu et ses deux bandes noires qui lui barrent le visage, le blaireau (Meles meles) est facilement reconnaissable. Souvent chassé, cet animal fouisseur n’a pourtant rien d’un nuisible. Pour preuve, il est protégé dans de nombreux pays européens… hormis la France. Voici 5 choses essentielles à savoir sur cet animal qui mérite d’être mieux connu !

1. Un mammifère nocturne

Si vous n’avez jamais eu la chance de croiser un blaireau au cours de votre vie, c’est parce que cet animal sait se faire discret. En effet, non seulement il s’agit d’un animal nocturne, mais en plus ce mustélidé est également ce que l’on appelle un animal fouisseur.

Cela signifie que la vie du blaireau est principalement souterraine. Ce dernier a pour habitude, grâce à ses griffes solides, de creuser des terriers qui peuvent atteindre les 5 mètres de profondeur. Parfois même ils sont répartis sur plusieurs étages. C’est dans ces terriers que cet animal territorial passe le plus clair de ses journées, et notamment dans le plus grand d’entre eux, qui constitue son terrier principal. Et, étant donné que le blaireau aime aussi le confort, il a tendance à garnir ses terriers de feuilles mortes et d’herbes afin de se construire ainsi des nids bien douillets.

À noter que certaines galeries creusées par des blaireaux peuvent mesurer, au total, pas moins de 700 m2 ! Dans ce cas, il n’est pas rare qu’ils cohabitent avec des renards ou des lapins. Il est également possible que les blaireaux utilisent, sur plusieurs générations, des terriers précédemment creusés par leurs ancêtres.

2. Un animal puissant

Comme on a pu le constater ci-dessus, le blaireau est un animal relativement puissant au vu des galeries qu’il parvient à creuser sous la terre. Plutôt musclé, il pèse en moyenne 12 kg pour une taille de 30 cm de haut et de 70 cm de long.

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Crédits : Gareth Nixon / iStock

C’est d’ailleurs son aspect physique qui le rend si impressionnant. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le blaireau n’est en aucun cas un danger pour l’Homme. C’est un animal tout ce qu’il y a de plus inoffensif !

3. Le blaireau est omnivore

C’est bien simple, le blaireau mange de tout : petits rongeurs, champignons, racines, vers de terre, escargots, grenouilles, insectes, baies, fruits, cadavres d’animaux… Étant donné qu’il adapte son régime alimentaire à son environnement et aux saisons, c’est l’animal opportuniste par excellence. Mais son petit péché mignon, ce sont les lombrics. En effet, un seul blaireau peut consommer jusqu’à 200 vers de terre en une seule nuit !

Par ailleurs, même si le blaireau vit généralement en clans, il se nourrit en solitaire. De ce fait, les blaireaux d’un même clan partagent le même territoire, grâce notamment à un système de marquage par les odeurs, mais ne partagent pas la même nourriture.

Bon à savoir : dans un clan, les blaireaux ont pour habitude de se toiletter mutuellement, à la manière de chats !

4. Une espérance de vie courte à l’état sauvage

En captivité, le blaireau peut vivre aussi longtemps qu’un chat. Cela signifie qu’il peut facilement atteindre les 20 ans. En revanche, dans la nature, c’est une toute autre histoire. En effet, ce petit fouisseur dépasse rarement les 5 ans.

La raison d’une telle différence ? Le blaireau compte un prédateur redoutable : l’Homme. En effet, la chasse au blaireau est autorisée 10 mois par an en France. Les chasseurs ont alors pour habitude d’envoyer leurs chiens traquer les blaireaux jusque dans leurs terriers puis de les déterrer et de les achever au fusil ou à l’arme blanche.

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Crédits : edevansuk / iStock

Mais la chasse n’est pas la seule raison d’une mortalité si précoce chez les blaireaux. Les accidents de voiture sont également un véritable fléau pour l’espèce, comme c’est le cas pour les hérissons.

5. Le blaireau n’est pas un nuisible

Souvent accusé d’être à l’origine de dégâts dans les jardins et les cultures, le blaireau ne s’attaque en fait que très rarement à ces dernières. Les seules qu’il apprécie exceptionnellement sont les vignes, le maïs, l’avoine ou encore le blé. Au jardin, il peut occasionner des dégâts sur la pelouse, mais uniquement au printemps, au moment du creusement. De fait, il n’est pas nécessaire d’agir pour le chasser, les dommages étant de courte durée.

De même, le blaireau ne transmet pas de maladies, hormis la tuberculose bovine. Pour toutes ces raisons, son statut de “gibier” en France pose question…

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