in

Mon animal de compagnie est mort : que faire de son corps ?

Crédits : iStock
Mon animal de compagnie est mort : que faire de son corps ?
noté 5 - 12 votes

Nous le savons, lorsque nous adoptons un animal, il y a peu de chances pour qu’il nous survive. Il faut donc toujours se préparer à l’éventualité de sa disparition. Une fois qu’il est parti, à la douleur de la perte s’ajoute une décision particulièrement difficile à prendre : que doit-on faire du corps ? Sachez que tout n’est pas permis et que la loi est très claire sur ce sujet puisqu’il n’existe que 3 possibilités. 

On pense souvent qu’un animal nous appartient et, qu’à sa mort, c’est à nous de décider ce qu’on fera de son corps. Or, il n’en est rien. Par exemple, il est communément admis que les poissons décédés peuvent être jetés dans les toilettes, les égouts ou dans une rivière. Eh bien non, c’est interdit et c’est même puni par la loi ! Tout comme le fait de jeter le cadavre de son chat ou de son chien à la poubelle. En effet, cela pourrait vous coûter 150 euros.

1. Enterrer son animal dans son jardin

Cela est tout à fait possible à plusieurs conditions :

  • l’animal doit peser moins de 40 kilos
  • il devra être enterré dans un trou d’au moins 1m20 de profondeur afin d’éviter que d’autres animaux viennent le déterrer
  • il devra être enterré à au moins 35 mètres de distance des habitations et des points d’eau à proximité
  • son corps devra être placé dans un linge ou une boîte (en bois ou en carton), mais en aucun cas dans un sac en plastique,
  • son corps devra être recouvert de chaux vive
pattes chien
Crédits : Pixabay/YamaBSM

Si votre animal pèse plus de 40 kilos (gros chien, cheval…), vous devez obligatoirement contacter un service d’équarrissage (de destruction du corps) qui viendra enlever le cadavre dans les 24 heures. Cela vous coûtera une centaine d’euros. Pour connaître les coordonnées du service le plus proche, contactez votre mairie. Cette solution est souvent difficile à accepter pour les amoureux des animaux, mais malheureusement c’est la loi. Si vous ne déclarez pas le décès de votre animal de plus de 40 kilos, vous pourrez écoper d’une amende de 3 750 euros.

En revanche, si cette solution vous semble insupportable, vous pouvez bien évidemment demander à un vétérinaire de s’occuper du corps de votre animal, mais cela ne sera pas gratuit.

2. Enterrer son animal dans un cimetière pour animaux

Si vous n’avez pas de jardin, vous pouvez vous tourner vers les cimetières pour animaux. Pour connaître le cimetière le plus proche, contactez votre mairie. En revanche, il est interdit d’enterrer son animal de compagnie dans le caveau familial !

Pour une inhumation dans un cimetière pour animaux, prévoyez un budget conséquent. En effet, tout dépend des cimetières et des services proposés, mais vous devrez payer :

  • l’inhumation dans un cercueil en pleine terre ou en caveau (plus cher) : de 150 à 1 000 euros
  • la location d’une concession annuelle en pleine terre ou en caveau : de 75 à 90 euros
  • le transport jusqu’au cimetière : environ 50 euros

Encore une fois, selon le Code rural, l’inhumation (et l’incinération) n’est autorisée que pour les animaux pesant moins de 40 kilos.

hamster
Crédits : Free-Photos/Pixabay

3. Incinérer son animal

Cette solution est privilégiée dans les zones urbaines. Il suffit d’amener le corps de votre animal  (de moins de 40 kilos) chez votre vétérinaire afin que ce dernier prenne contact avec une entreprise d’incinération d’animaux. Vous pourrez choisir entre :

  • l’incinération collective : solution la moins coûteuse (environ 60 euros), l’animal est incinéré avec d’autres animaux et leurs cendres sont répandues dans un lieu dédié
  • l’incinération individuelle : plus chère (environ 150 euros), cette solution permet d’assister à l’incinération de votre animal et de récolter ses cendres dans une urne
chat
Crédits : smgphotographyart/Pixabay

Enfin, une dernière solution consiste à faire empailler son animal par un taxidermiste. Mais on ne va pas se le cacher, non seulement cette pratique est démodée, mais elle apparaît désormais comme étant plutôt macabre…

Source

Vous aimerez aussi :

Comment faire face à la disparition de son animal ?

8 conseils pour expliquer la mort d’un animal à son enfant

La souffrance des animaux vous touche plus que celle des humains ? C’est normal et on vous explique pourquoi !