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À Fukushima, les animaux s’épanouissent dans les zones abandonnées

Crédits : iStock / Tomohisa Nakabe

Voilà maintenant presque 10 ans que le Japon a subi le séisme et le tsunami qui ont provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima. D’ores et déjà considéré comme l’accident nucléaire du siècle, il a eu des conséquences terribles pour les traces de vie alentour. Mais la nature reprend toujours ses droits…

Le retour de la faune sauvage

Quoique retour n’est pas le mot exact, dans le sens où aucun animal n’avait été évacué en 2011 – à l’exception de quelques chats et chiens domestiques. Ce qui explique pourquoi la zone est aujourd’hui devenue le refuge de nombreux animaux, qui “profitent” de l’absence de vie humaine dans les parages pour prendre leurs aises.

Afin de voir dans quelle mesure les animaux étaient présents dans cette zone, des scientifiques de l’Université de Géorgie ont analysé dans le détail environ 267 000 photos. Celles-ci ont été prises par une centaine de caméras dans 3 différentes zones : une d’exclusion, une de restriction et une zone autorisant la présence humaine.

Quels sont les animaux observés ? 

Sans surprise, c’est dans la première zone que le plus d’animaux ont été observés – et de loin. Il y a donc des ours, des lapins, des ratons laveurs, des faisans ou encore des macaques japonais. En parallèle, les chercheurs avouent n’avoir identifié aucune augmentation des effectifs chez ces animaux.

Côté chiffres, il apparaît que sur 120 jours, des ours ont été observés pas moins de 26 000 fois dans la première zone, contre 7 000 fois dans la zone la moins restrictive. La faune a ainsi été qualifiée « d’abondante » par James Beasley, qui a participé à l’étude. Toutefois, aucune information n’a été récoltée sur leur état de santé – ce n’était pas le but de ces recherches.

La nature reprend son cours

De fait, ils profitent juste entièrement d’un écosystème au sein duquel ils ne pouvaient pas évoluer librement auparavant.

« Sur la base de ces analyses, nos résultats ont démontré que le niveau d’activité humaine, les infrastructures et les différents habitats étaient les principaux facteurs ayant une influence sur les espèces étudiées, plus que les niveaux de radiation. »

Triste constat pour les humains, puisque cette étude est la preuve que la présence humaine affecte plus les animaux que le fait de vivre dans un environnement pollué. À méditer…

Pour continuer dans ce sens, il est également apparu que les animaux observés étaient plus “fidèles” à leur nature biologique. Pour ce qui est des ratons laveurs par exemple, les scientifiques ont noté qu’ils vivaient plus la nuit – et inversement pour les faisans. Ils répondaient plus à leur comportement instinctif, en somme.

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La souffrance des animaux vous touche plus que celle des humains ? C’est normal et on vous explique pourquoi !