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Var : suite aux incendies, la biodiversité en danger

Crédits : Capture YouTube / France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur

Il n’est plus temps des tergiversations. Le réchauffement climatique causé par les activités humaines s’amplifie, et amène avec lui de nombreux dérèglements que l’on peut observer au quotidien. Et bien souvent, nous ne sommes pas les seuls à souffrir de ces catastrophes : la biodiversité paie également un lourd tribut. À l’image de ce qu’il vient de se passer dans le Var, et qui a de quoi alerter sur la nécessité de protéger la faune et la flore.

Les flammes, fléau estival

Entre le 16 et le 23 août, le Var a été le théâtre d’incendies impressionnants, qui ont fini par être maîtrisés grâce au dévouement sans relâche des pompiers et autres services de secours. Pas moins de « 90 % des départs d’incendies sont d’origine humaine », confient les ceux des Bouches-du-Rhône, avec parfois des incendies volontaires et donc criminels.

Ces derniers jours, ce sont donc plus de 7000 hectares de terrain qui sont partis en fumée, causant la mort de 2 personnes. Nombre des flammes ont ravagé une grande partie de la Réserve nationale naturelle de la plaine des Maures, qui abrite en temps normal plus de 180 espèces.

Le sauvetage in extremis de tortues

Mais voilà, les flammes ont fait de nombreuses victimes parmi les animaux. Citons particulièrement la tortue d’Hermann, jugée vulnérable par l’UICN, pour laquelle une vraie course contre le temps s’est engagée. Les survivantes – dont beaucoup souffrent de déshydratation – ont été recueillies par les pompiers et des volontaires, et transférées au village des tortues à Carnouges ou elles vont pouvoir être soignées. Elles sont environ 60, et leur bien-être sera au cœur de l’attention pendant les prochains mois.

Bientôt une année blanche pour la chasse ? 

C’est en effet ce que propose Brigitte Bardot, militante et fondatrice de la fondation éponyme pour la protection des animaux. Au vu de la gravité de ces événements, elle propose en effet une année blanche de la chasse, demande qu’elle a adressée au préfet sur Twitter.

« Il serait criminel, d’une lâcheté absolue, d’autoriser les chasseurs à traquer et abattre les survivants de ce drame. »

En attendant une éventuelle réponse, on espère que des mesures seront en effet prises pour protéger la faune et la flore dans cet espace durement fragilisé, qui mettra du temps avant de reprendre un aspect accueillant.