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Une épidémie de rhinopneumonie bouscule le monde équestre

Crédits : iStock / Sportactive

Depuis quelques semaines, le monde équestre est en émoi. Une épidémie assez virulente menace en effet la santé des chevaux, et inquiète grandement. Le virus s’attaque aux voies respiratoires et s’avère très contagieux… Que faut-il savoir de ce dernier, et quelles sont ses conséquences ? 

Que sait-on de ce virus ? 

Il ne fait pas bon de faire partie de la famille du monde équestre en ce moment. Il y a quelques mois déjà, les propriétaires de toute la France craignaient pour la sécurité de leurs chevaux et poneys alors qu’une vague de violences inexpliquées sévissait sur le territoire. Sur ce point, personne n’a jamais été inquiété et les coupables restent encore inconnus aujourd’hui.

Pour ce nouveau problème en revanche, pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver le coupable. Il s’agit d’un virus totalement inoffensif pour les êtres humains, mais qui n’épargne pas les chevaux.  Déjà surnommé Covid du cheval – bien qu’il n’y ait aucun lien entre les deux affections -, cette maladie est déjà connue des vétérinaires.

Elle s’est propagée dans plusieurs pays d’Europe suite à une compétition équestre ayant eu lieu à Valence à la fin du mois de janvier, qui a réuni plus de 800 chevaux. C’est à la fin de cette dernière, à leur retour dans leur pays, que les premiers chevaux ont commencé à présenter des symptômes. Et en l’espace de 48 heures, ce sont pas moins de 52 chevaux qui se sont avérés être contaminés par ce virus.

L’inquiétude grandit

En temps normal, cette maladie est loin d’être systématiquement mortelle, mais elle est très contagieuse. Sauf que cette fois, elle a muté pour affecter la sphère neurologique, et c’est bien ce qui fait peur. En la personne de sa directrice Christel Marcillaud-Pitel, le Réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine (RESPE) précise que « près de 20 % des chevaux revenus du Valencia Spring Jumping Tour présentent ces symptômes neurologiques ».

cheval
Crédits : 3 675 284/Pixabay

En réaction, des mesures drastiques ont été prises dans les structures concernées : isolement et confinement des animaux dans leur box, réalisation de tests, etc. Pour ce qui est du vaccin contre la rhinopneumonie, le RESPE maintient que ce geste reste efficace, quand bien même une vaccination en pleine épidémie « n’aura que peu d’effet ». 

Les départements concernés 

En attendant, le RESPE diffuse régulièrement des communiqués de presse pour faire le point sur la situation. Dans celui qui date du 15 mars dernier, il rappelle que les mesures de prévention doivent être rigoureusement respectées. Pour l’instant, en France, les départements suivants sont concernés, pour un recensement total de 21 foyers épidémiques à la mi-mars :

  • Bouches du Rhône
  • Calvados
  • Charente-Maritime
  • Corrèze
  • Gironde
  • Haute-Garonne
  • Haute-Savoie
  • Hérault
  • Indre et Loire
  • Manche
  • Pyrénées-Atlantiques
  • Seine-et-Marne
  • Yonne

Toutefois, il est précisé que pour l’instant, un seul décès est imputé directement à ce type de rhinopneumonie, les autres cas étant majoritairement concernés par des symptômes respiratoires et une hyperthermie.

Quoi qu’il en soit, les compétitions sportives sont tout bonnement annulées par mesure de sûreté. Il est également très vivement conseillé de signaler tout cas suspect ou déclaré sur le site du RESPE, dans le but d’enrayer au maximum cette épidémie.