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Morts de cétacés pris dans les filets : le gouvernement choisit de ne pas faire de pause dans la pêche

Crédits : iStock / Jorg Gillwald

En pleine période de discussions législatives autour du bien-être animal, le gouvernement vient de prendre une décision à contre courant… En effet, ce dernier a décidé de maintenir l’ouverture de la pêche dans le Golfe de Gascogne, en dépit du nombre de dauphins victimes de cette activité et des recommandations de la Commission européenne. 

Les dauphins largement victimes de la pêche 

Depuis le début de cette année, mais également depuis quelques années maintenant, les activités humaines comme la pêche provoquent une hécatombe dans les populations de dauphins. Nous documentions déjà un début d’année particulièrement meurtrier sur les côtes ouest de la France.

En 2019, c’étaient pas moins de 800 dauphins décédés qui étaient retrouvés échoués sur ces plages. Des chiffres qui ne concernent donc pas les animaux dont on a pas retrouvé les dépouilles. La plupart du temps, ceux-ci se retrouvent pris au piège des filets de pêche des chalutiers, et meurent étouffés ou épuisés.

Dès le début de l’année, Sea Sheperd dénonçait la surconsommation de poisson et essayait d’éveiller les consciences face aux dangers de la surpêche. Mais depuis, ni le combat de l’association, ni la pêche ne se sont taris. Parce que selon des chiffres diffusés par Le Monde, ce sont pas moins de 1300 cétacés qui ont péri cette année.

dauphin échoué mort plage France
Crédits : iStock / Jorg Gillwald

Le gouvernement poursuite de la pêche

Une situation alarmante qui a fait réagir la Commission européenne, cette dernière sommant la France d’agir pour protéger ces espèces. En juillet dernier, elle avait même mis le pays en demeure pour qu’il y ait des réactions adéquates contre les décès de cétacés à cause de l’industrie de la pêche. Peine perdue.

Mercredi dernier, la Ministre de la mer Annick Girardin a annoncé avoir décidé d’autoriser la poursuite de la pêche sans les interruptions qui étaient demandées. En effet, la Commission européenne préconisait un arrêt de deux semaines de la pêche sur les mois de janvier et de mars 2021. La ministre a donc fait le choix d’écouter les membres de la filière pêche, déjà touchés par la crise due au confinement.

À la place, d’autres solutions ont été évoquées, puisque le besoin d’agir est essentiel. La mise en place d’une charte a été évoquée, notamment pour établir des systèmes de protection des cétacés. Il est donc question de surveillance aérienne et maritime, à la fois pour prévenir les captures accidentelles, mais aussi pour améliorer les connaissances sur ces dernières.