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La cause animale préoccupe de plus en plus la population française

Crédits : iStock / dusanpetkovic

Depuis quelques années, le développement d’une pensée plus écologique et respectueuse de la planète va croissant. Loin d’être une question de génération, cette prise de conscience révèle aussi que notre rapport aux animaux change vers le meilleur, malgré tous les exemples de mauvais traitements que nous pouvons lire au quotidien. En tout cas, l’indignation de plus en plus forte face à ces agissements en est la preuve. Récemment, un projet de référendum d’initiative partagée (RIP) a même vu le jour en France.

En quoi consiste ce projet de référendum ?

Rendu public le 2 juillet dernier, ce projet a été lancé par des entrepreneurs, des associations de défense des animaux comme la Fondation Bardot ou des personnalités comme le journaliste Hugo Clément. Le but ? Rassembler un maximum de signatures pour amener le gouvernement à légiférer de manière plus assidue sur la condition animale.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette requête semble faire écho à de nombreuses attentes de la part des citoyen·ne·s. En effet, ce sont pas moins de 580 00 signatures qui ont pu être récoltées, dont 130 appartiennent à des parlementaires. Un succès sans précédent qui augure de meilleures conditions pour lutter contre les maltraitances animales.

Le frein pourrait en revanche venir des lobbies qui font pression sur le gouvernement pour empêcher de telles mesures d’être votées. Mais il n’en reste pas moins que la population souhaite réellement observer des changements au bénéfice de la condition animale.

poules élevage
Crédits : L214/Wikipédia

Une prise de conscience qui n’arrive pas par hasard

Selon les chiffres de la Fondation Brigitte Bardot relayés par La Dépêche, 95% de la population française pense que les animaux devraient avoir des droits, et 73% se dit prête à stopper l’expérimentation en laboratoire d’ici 10 ans. Pour continuer avec les chiffres, 72% de Français·es affirment vouloir s’opposer à la vente en ligne – petites annonces sur sites spécialisés et réseaux sociaux – ou en animalerie d’animaux de compagnie.

Il faut dire que les scandales ne manquent pas de faire pencher la balance : vidéos d’animalerie – pour parler par euphémisme – ou montrant la mise à mort totalement barbare des animaux dans les abattoirs, expérimentations dans les laboratoires, etc. Concernant l’élevage en cage, 82% de la population souhaite son interdiction d’ici 5 ans.

On ne doute pas non plus du fait que les derniers mois ont contribué à élever cette conscience de la mauvaise influence des activités humaines sur les animaux, et l’écosystème en général. Il n’y a qu’à voir à quel point les animaux étaient plus tranquilles durant le confinement pour étayer cette information. Quoi qu’il en soit, on ne peut qu’espérer que cette pétition amène à de nouvelles réflexions politiques en faveur des animaux.