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Kim Jong-Un aurait ordonné la saisie des chiens domestiques

Crédits : iStock / fortise

Non content de bafouer des droits fondamentaux de l’être humain, le dictateur à la tête de la Corée du Nord s’attaque aujourd’hui à ceux des animaux. Ici, ce sont les chiens qui sont plus particulièrement visés, car jugés représentatifs d’une mode occidentale. Mais que cachent réellement ces arguments idéologiques ? Que vont devenir les animaux après leur “saisie” ? 

Confiscation pure et simple des chiens domestiques

Les informations qui sont parvenues ont de quoi faire frissonner n’importe quel·le propriétaire d’un animal domestique. Via une demande officielle parue en juillet dernier, les Nord-coréens détenteurs d’un chien sont fortement invités à céder leurs chiens aux autorités.

« Les autorités ont identifié les foyers avec des chiens domestiques, et les forcent à donner leurs animaux, voire les confisquent de force et les abattent. »

Si les détails fournis par la source du Chisunilbo restent à vérifier, ils n’en font pas moins la une des titres depuis leur parution. Ainsi, le dictateur aurait qualifié la détention d’un chien domestique comme une mode décadente issue de «l’idéologie bourgeoise». 

Un pays hostile aux animaux domestiques 

Depuis les années 1980, les dirigeants nord-coréens entretiennent une relation ambivalente avec la détention d’animaux domestiques. Cette pratique est tantôt bannie, tantôt “régulée” du fait qu’elle représente l’apanage du monde occidental. Loin des préoccupations idéologiques, on peut se demander ce qu’il en est du bien-être animal.

chien cage
Crédits : amayaeguizabal/Pixabay

À tel point qu’actuellement, les propriétaires craignent qu’en plus d’être arrachés à leur foyer, les chiens ne soient en plus victimes d’un trafic sordide. “Officiellement”, ces derniers seraient amenés dans des zoos et des sanctuaires dédiés… Mais il s’agit là de la version optimiste des faits.

Cette opération cacherait-elle un immonde sacrifice ? 

En effet, le pays connaît régulièrement des crises alimentaires et autres famines, et peine à nourrir correctement l’entièreté de sa population. À tel point que la Corée du Sud a été amenée à fournir du riz en juin dernier. La sécheresse aurait également été particulièrement sévère cette année.

De nombreuses personnes soupçonnent donc que ces animaux ne soient purement et simplement tués pour servir de nourriture dans les restaurants… On le rappelle, le chien reste un plat comme un autre dans certaines régions d’Asie – différence culturelle oblige.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le dictateur se démarque de cette manière. En 2018, il avait notamment utilisé des chiens domestiques pour créer des vêtements en fourrure… Exagérées ou non, ces informations qui restent à préciser en disent tout de même long sur la considération des animaux dans le pays…