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Angleterre : acheter des chiens et des chats en animalerie est désormais interdit !

Crédits : Bogdan Kurylo / iStock

Le 6 avril 2020 dernier, l’Angleterre a adopté une loi porteuse d’espoir pour les animaux domestiques : la loi de Lucy. Cette loi interdit non seulement la vente de chiens et de chats en animalerie, mais elle représente également un grand pas en avant dans la lutte contre le trafic d’animaux. Explications. 

Lucy, ou le symbole de la maltraitance animale

L’histoire de Lucy, une chienne de race Cavalier King Charles sauvée d’une usine à chiots, avait ému l’Angleterre tout entière en 2013. En effet, les Anglais avaient découvert avec effarement l’existence de ces « usines » ainsi que les conditions de vie dans lesquelles les chiens étaient détenus.

Lucy faisait partie de ces mères porteuses utilisées pour la reproduction. Son rôle ? Engendrer un maximum de chiots durant sa vie. Enfermée dans une cage durant toute sa vie, dans un établissement du Pays de Galles, la chienne avait finie par être secourue par une association de protection animale.

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À l’époque, l’état de santé déplorable de Lucy avait été médiatisé, et c’est ce qui avait choqué la population. En effet, l’animal avait la colonne vertébrale incurvée et ses hanches avaient fusionné à force d’être resté enfermée dans une petite cage sans pouvoir bouger. L’état de son pelage et de sa peau était terrible, notamment à cause du fait que la jolie chienne était obligée de dormir dans son urine.

Mais ce n’est pas tout. Elle souffrait également de malnutrition, d’épilepsie et de sécheresse oculaire chronique. Bref, on imagine aisément le calvaire qu’elle avait dû endurer durant des années. Et, malheureusement, c’est encore le lot de nombreux chiens à travers le monde.

Lucy avait ensuite perdu la vie en 2016, après avoir enfin vécu trois années de bonheur dans un foyer aimant. Et c’est donc grâce à Lucy que la population anglaise avait été sensibilisée à cette cause. Et, plus généralement, au bien-être animal. D’où le fait que la loi adoptée récemment par le gouvernement anglais porte le nom de « Lucy’s law » (la loi de Lucy).

Une grande avancée en matière de bien-être animal

Comme le rapporte 30 Millions d’Amis, cette nouvelle loi interdit la vente de chiens et de chats en animalerie ainsi qu’en élevage industriel. De fait, les personnes voulant adopter un animal devront désormais obligatoirement s’adresser à un refuge ou à un éleveur. Ce dernier devra toutefois avoir été agréé par le gouvernement pour vendre des chiots ou des chatons. De plus, il aura obligation d’élever les animaux avec leur mère et de leur offrir de bonnes conditions de vie.

chiot chaton chien chat
Crédits : kitty.green66/Flickr

Mais l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie n’est pas la seule avancée engagée par la loi de Lucy. En effet, cette dernière prévoit également des sanctions alourdies contre les actes de cruauté envers les animaux. Ainsi, les coupables seront désormais passibles de 5 ans d’emprisonnement au lieu de 6 mois auparavant.

« Au cours de la dernière décennie, nous avons traité près de 30 000 plaintes concernant le commerce illégal de chiots », se désole Lucy Cooper, porte-parole de la RSPCA (Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals), interrogée par 30millionsdamis.fr. « Nos sauveteurs ont secouru des chiens dans des situations de cruauté inimaginable. Nous espérons que ces lois seront correctement appliquées afin que tous les chiens utilisés pour la reproduction et la vente mènent une vie heureuse et saine. Où leur bien-être sera plus important que les bénéfices. »

Et si la France s’inspirait de ce qui se fait outre-Manche ?

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