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En quoi consiste l’écopastoralisme ?

Crédits : fotokostic/istock

L’écopastoralisme ou éco-pâturage connaît un essor fulgurant depuis deux décennies en France. Il s’agit pourtant d’une méthode d’entretien naturelle pour le moins très ancienne. Remise au goût du jour, elle fait appel aux animaux herbivores pour s’occuper du débroussaillage de la flore.

Que signifie écopastoralisme ?

L’écopastoralisme consiste à désherber les espaces verts de façon naturelle en laissant paître certains animaux herbivores. Cette solution écologique fut toutefois supplantée au milieu du XXe siècle par l’apparition d’engins industriels et d’herbicides en tout genre. Aujourd’hui, elle signe son grand retour grâce à la prise de conscience des citoyens désireux de remplacer l’hyper efficacité polluante par des méthodes ancestrales, fiables et pérennes sans impacter l’environnement.

Quels herbivores pour l’écopâturage ?

Les principaux animaux utilisés pour entretenir les environnements herbeux sont les ovins (particulièrement les moutons). Capables de «tondre » de petits comme de grands espaces, ces bestiaux produisent également des excréments favorables à l’écologie locale.

Les caprins servent quant à eux notamment au défrichage de sols pentus et difficiles d’accès. Leur appétit pour les plantes envahissantes en font un atout pour se débarrasser des espèces indésirables pour l’Homme. En outre, ces herbivores ne craignent nullement les plantes urticantes.

écopastoralisme chèvres
Crédits : Lamiot/Wikimedia

Les bovins (vaches et bœufs) ont pour leur part besoin de grands espaces et d’un terrain plat. C’est donc une solution idéale pour s’occuper de vastes plaines en se nourrissant des fourrages. Les équidés (chevaux) sont néanmoins également utiles sur de grandes étendues et préfèrent se délecter de pousses d’herbe précoces.

Enfin, les camélidés (lama ou alpaga) sont aussi de parfaits nettoyeurs. Et étant donné qu’ils possèdent des doigts plutôt que des sabots, ces animaux sont en outre pratiques en sols fragiles.

Les avantages de l’éco-pâturage sont nombreux :

  • Un coût réduit de l’entretien des espaces verts
  • Un respect notoire de la faune, sans bruits industriels ni destructions d’habitats animaliers
  • Une accessibilité à des zones qu’un engin ne peut atteindre
  • Une préservation de l’écosystème local et de certaines espèces en voie d’extinction
  • Un arrêt parfois définitif d’espèces de plantes envahissantes
  • De nouveaux revenus qui participent à la sauvegarde des éleveurs dans les campagnes
  • Des émissions de CO2 en moins

Qui se sert de l’écopastoralisme ?

(Re)lancée au début du XXIe siècle en France, cette méthode utilisée depuis toujours avant l’ère industrielle fait son grand retour, notamment car certains décrets interdisent l’utilisation de produits chimiques désherbants. Les collectivités locales se servent donc des animaux pour débroussailler les espaces verts publics (jardins et parcs). La SNCF y fait également appel afin de nettoyer les alentours des chemins de fer. De plus, pour éliminer des espèces invasives venues d’autres contrées comme la renouée du Japon, l’éco-pâturage se trouve être la meilleure solution.

moutons train
Crédits : Pusteflower9024/iStock

Comment faire appel à ces services ?

Comme cette méthode d’entretien est en plein boom, divers prestataires et paysans se consacrent entièrement à ces services. Le choix des espèces et du nombre de bêtes est déterminé en fonction de la surface à paître, du climat local, ainsi que de la quantité de verdure présente.

L’écopastoralisme se révèle donc essentiellement utile sur de grandes superficies. En revanche, si vous ne voulez plus utiliser d’herbicide pour nettoyer votre jardin, vous pouvez toujours opter pour une solution originale et garantie totalement mignonne : l’adoption d’un canard qui désherbera votre petit coin de tranquillité et de verdure avec efficacité.