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Après le décès de son chien, une britannique souhaite éveiller les consciences sur le deuil d’un animal

Crédits : iStock / BiancaGrueneberg

Nous sommes nombreuses et nombreux à considérer que nos animaux de compagnie font partie intégrante de la famille. Nous les voyons tous les jours, nous les aidons à grandir et à vieillir, nous jouons avec eux… Autant d’éléments qui permettent de créer des liens indéfectibles, et qui expliquent pourquoi le décès d’un animal peut parfois être très rude à affronter.

Un chagrin à ne pas minimiser

La société a tendance à sous-estimer la tristesse que peut provoquer la perte d’un animal. Cette pensée n’est que le reflet de la maigre considération des animaux qui est parfois en vigueur. Mais un animal domestique, c’est le compagnon d’une vie. En particulier de la sienne, étant donné que leur espérance de vie est inférieure à celle de l’humain.

Mais voilà, il n’existe aucune sorte de congé qui permette de prendre un peu de temps en retrait pour faire face à la mort de son animal. Chaque personne ayant sa propre manière de gérer la période qui suit un décès, il peut parfois être difficile de reprendre tout de suite les habitudes du quotidien. Sans compter que l’incompréhension face à cette douleur est assez forte.

Comme un enfant

À ce titre, une Britannique a récemment souhaité alerter les consciences autour de la perte d’un animal. En 2009, Wendy O’Grady a craqué pour Zac, un labrador chocolat, après une très dure période pour elle et son mari durant laquelle elle a vécu une dizaine de fausses couches. Dès lors, la présence de ce chiot de 9 mois a ramené un peu de joie et de chaleur dans ce foyer.

« Lorsque Mike a amené Zac à la maison, il a complètement illuminé nos vies. Il y a eu une connexion immédiate. […] Il est devenu notre bébé. » 

mémorial
Image d’illustration. © marako85 – iStock

S’ensuivent des années heureuses, puis l’adoption d’un nouveau labrador – noir cette fois-ci – nommé Purdy. Jusqu’au jour où Zac est diagnostiqué d’un cancer en juillet 2021. Wendy et Mike n’ont eu d’autre choix que de prendre la dure décision de l’euthanasier pour alléger ses souffrances. Tous les autres traitements avaient échoué à le soigner.

Un congé pour la perte de son animal : la question est posée 

« Zac était comme mon enfant, c’était la glue qui soudait notre famille ensemble », déclare Wendy, qui a accompagné le labrador jusqu’au bout. « Le chagrin était si terrible que je n’ai pas pu aller au travail durant deux semaines », ajoute-t-elle, précisant avoir été confrontée à l’incompréhension et à la gêne des gens de son entourage. Le chagrin l’a aussi amenée à développer une maladie auto-immune.

En racontant son histoire, elle espère faire passer un message de tolérance autour du deuil d’un animal, pour créer plus de bienveillance et de compassion. Derrière cette déclaration se cache en effet la demande de prendre plus au sérieux les animaux de compagnie et le lien qui les relient à leurs humains. « Il me semble que les gens devraient être plus ouverts et en parler. Nous avons perdu un membre de notre famille et je pense que ce sujet devrait être sérieusement abordé », déclare-t-elle pour résumer sa démarche.