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Istanbul : l’exemple à suivre pour la prise en charge des chiens et chats errants

Crédits : iStock / bloodua

La plus connue des villes turques est remarquable à bien des égards pour les touristes. Marché couvert, mosquées, merveilles architecturales et culturelles… Il y a tout pour plaire et faire de l’ancienne Constantinople une ville des plus accueillantes. Et ce n’est pas les chiens et chats errants qui vont s’en plaindre ! La ville fait tout pour les aider, et  possède en effet une politique qui leur est très favorable.

Istanbul, amie des animaux

Si vous avez eu la chance de pouvoir visiter Istanbul et Sainte-Sophie, vous avez donc sûrement pu observer de nombreux animaux dans les rues, et particulièrement des chats – qui sont pas moins de 165 000 ! À beaucoup de coins de rue, on peut par exemple en voir se prélasser au soleil au beau milieu d’un stand de livres ou sur les terrasses de cafés sans que personne n’y trouve à redire.

Loin de faire pitié, la grande majorité de ces animaux profite d’une belle tranquillité, et d’une attention particulière des habitant·e·s et de la municipalité. Il n’est pas rare que les Stambouliotes s’occupent spontanément des animaux de leur quartier en leur donnant de la nourriture. Ils peuvent depuis quelques années les amener dans divers services municipaux en cas de souci de santé.

En prendre soin plutôt que de les chasser

Depuis le début des années 2000, la mairie leur accorde une attention toute particulière. Preuve en est : environ 400 agents municipaux et vétérinaires leur sont spécialement dédiés ! Durant ces quelques années donc, les initiatives se sont multipliées pour prendre soin de ces boules de poils. Le principe est simple : au lieu de les chasser de la ville, de les mettre en fourrière voire de les euthanasier, tout est fait pour leur santé et leur bien-être.

chat Turquie Istanbul
Crédits : iStock / Muratani

Une implication exemplaire

Les défis sont de taille : nourriture, santé (stériliser et vacciner les animaux pour éviter les cas de rage et la transmission à l’homme par exemple) et régulation de ces populations, sans oublier la lutte contre les parasites. C’est pourquoi tous les jours, 1 tonne de nourriture est distribuée aux animaux d’Istanbul. Un bus vétérinaire nommé Vetbus a été spécialement mis en place pour prendre en charge la santé des chiens – qui eux sont environ 130 000 – et chats errants. Ils peuvent y être pucés et vaccinés avant d’être ramenés dans leurs quartiers.

La mairie a également mis en place la possibilité pour les Stambouliotes d’adopter certains de ces animaux afin de leur trouver un foyer définitif, notamment lorsqu’ils passent quelque temps dans les Vetbus. Et les résultats sont là – même si la mairie reste discrète sur le budget que nécessite cette opération – puisqu’aucun cas de rage n’a été déclaré dans la ville depuis 3 ans !

Et avec la pandémie ? 

On pourrait penser qu’avec le Covid-19 et les ravages sanitaires de cette maladie, toutes ces mesures ont connu un certain ralentissement. Eh bien non. En avril dernier, en pleine débâcle, Tayfun Koç, employé de la mairie, assurait à l’AFP qu’il continuait son travail « sous toutes ses formes ». Il ajoutait également ceci : « Je le dis à tous nos citoyens, qu’ils restent chez eux, nous prenons soin de nos petits amis ». Un message on ne peut plus rassurant et positif !