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Au printemps, méfiez-vous des cervidés « ivres » sur les routes !

Crédits : Jamie_Hall/Istock

À la sortie de l’hiver, les cervidés n’attendent que de pouvoir déguster leurs friandises : les bourgeons, gorgés de sucre en cette période de l’année. Cependant, lors de la digestion, cette nourriture fermente et provoque un état analogue à l’ivresse. Ces animaux se retrouvent alors dans un état second. Déboussolés, ils deviennent alors dangereux pour eux-mêmes comme pour nous. 

Une nourriture aux effets psychotropes

Attention sur les routes, cervidés ivres ! Au début du printemps, vous pouvez tomber nez à nez avec un animal totalement dérouté et affolé, en bordure de forêt comme aux alentours des villes. Après avoir ingéré des aliments qu’ils affectionnent tout particulièrement, les cervidés peuvent se blesser, voire vous blesser inintentionnellement. En fermentant dans leur estomac, les bourgeons libèrent en effet des substances alcaloïdes qui rendent l’animal confus, les effets s’apparentant à ceux de l’alcool ou de stupéfiants.

Des chevreuils en état d’ébriété vraiment audacieux

Le 15 avril dernier, sur la commune de Vernon, dans l’Eure, le personnel d’un hôpital a aperçu un chevreuil entre des véhicules parqués. Aussitôt contactées, les autorités compétentes sont arrivées sur place rapidement. Un expert de la faune sauvage a déclaré qu’une fois euphorisé, l’animal a franchi la Seine, puis est venu s’égarer en ville. Épaulés par la police municipale et du personnel hospitalier, les lieutenants de louveterie ont mené la traque. La capture s’est faite à l’aide de barrières, sans blesser l’animal. Ce dernier a ensuite été libéré dans une forêt proche de la commune. Plus de peur que de mal !

chevreuil égaré police municipale
Le chevreuil remis en liberté dans la forêt de Vernonnet. Crédits : page Facebook Ville de Vernon (Eure)

Une autre visite impromptue en pleine ville a également eu lieu en 2019. Un chevreuil s’était alors aventuré jusque dans la cour d’un gymnase, à Beauvais dans l’Oise. L’équipe des sapeurs pompiers du département a là aussi usé d’astuces inoffensives pour capturer l’animal apeuré sans danger afin de le relâcher dans son habitat naturel.

Des ressentis euphorisants avec un goût de « revenez-y » !

Il n’est pas anodin au sein du règne animal de consommer des aliments qui font « planer ». En outre, des espèces recherchent délibérément cette sensation d’évasion. Les singes ont par exemple décelé une denrée particulière pour se rendre tout chose, et cet alcoolisme ne date pas d’hier !

Les animaux sauvages en perdition ne sont pas non plus un fait rare. C’est pourquoi la prudence des conducteurs et des riverains est de mise pour éviter tout type de désagrément. Qui plus est, lors des premières périodes de confinement inhérentes à la pandémie de coronavirus, les animaux forestiers se sont rapprochés des lieux d’habitation, notamment pour y trouver de quoi se nourrir. C’est ce qu’ont vécu les habitants d’une ville japonaise : une invasion de centaines de cerfs déambulant dans les rues.