in ,

Les vers de terre disparaissent et ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle pour la planète

ver de terre
Crédits : catarina132/Pixabay
Les vers de terre disparaissent et ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle pour la planète
noté 5 - 1 vote

Le célèbre astrophysicien et écologiste québécois Hubert Reeves a récemment déclaré que la disparition des vers de terre était un problème aussi important que le réchauffement climatique. Comment cela est-ce possible ?

« Nous sommes en train de vivre un anéantissement biologique » a déclaré Hubert Reeves avant d’évoquer « une extinction de masse des animaux ». Ces propos ont été dernièrement formulés par le scientifique au Muséum de Sciences naturelles de Bruxelles (Belgique) lors de la sortie de sa bande dessinée portant sur la biodiversité, comme l’explique un article de la RTBF.

Les vers de terre ont été mis à l’honneur par Hubert Reeves, qui estime que leur disparition est une catastrophe. Rappelons que ces invertébrés vivent dans le sol entre 15 et 30 centimètres de profondeur et passent leur existence à creuser des galeries. Ces derniers ingèrent de la matière organique issue de la décomposition des feuilles et branches d’arbre, et ce métabolisme est responsable d’une production d’un fertilisant pour les sols. N’ayons pas peur des mots : il y a de grandes chances pour qu’un sol soit fertile grâce aux vers de terre.

« La diminution des vers de terre, ça ne fait pas la une des journaux. Cependant, c’est tout aussi grave que le réchauffement climatique. Il faut alerter sur l’importance de préserver la nature sous cette forme qui est proche de nous, mais que la plupart du temps nous ignorons parce que ça marche tout seul », a ajouté Hubert Reeves.

Évoquons également le fait qu’en creusant leurs galeries, les vers de terre facilitent la pénétration de l’eau dans les sols. Peut-être avez-vous déjà vu des flaques d’eau se former sur certains sols tels que les champs. Ceci est le signe d’une rareté ou d’une absence de vers de terre, ayant fui les lieux en raison d’une présence trop importante de pesticides.

Le fait est que les chiffres sont alarmants : en 1950, il y avait deux tonnes de vers par hectare. Aujourd’hui, il n’y en aurait pas plus de 200 kg par hectare ! Selon Hubert Reeves, il serait temps d’observer un retour à un équilibre qui était en vigueur au milieu du XXe siècle.

Article initialement publié sur SciencePost

Articles liés

Il n’existe plus de chevaux sauvages sur Terre

Les poissons confondent le plastique présent dans les océans avec leur nourriture

Un ours polaire mourant de faim devenu le symbole du réchauffement climatique