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La souffrance des animaux vous touche plus que celle des humains ? C’est normal et on vous explique pourquoi !

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La souffrance des animaux vous touche plus que celle des humains ? C’est normal et on vous explique pourquoi !
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Si vous aussi vous faites partie de cette catégorie de personnes qui peut pleurer comme une madeleine devant un film dans lequel le chien meurt et ne pas verser une larme pour la disparition brutale et douloureuse du héros humain, rassurez-vous, vous n’êtes pas fou. En réalité, nous sommes beaucoup dans ce cas et il existe une raison scientifique à cela.

Pourquoi tant d’amour pour les animaux ?

Dans la tête et le cœur de beaucoup d’entre nous, les animaux sont les seuls êtres vivants qui vivent les choses de façon pure, innocente, sans mensonges ni manipulations. À l’inverse des êtres humains, ils sont perçus comme parfaits, subissant les horreurs que les Hommes leur infligent au quotidien, comme la maltraitance, l’esclavage, mais aussi la pollution de leur habitat ou encore la destruction à petit feu de leur planète.

Évidemment, seules les espèces dites « esthétiques », c’est-à-dire la plupart des mammifères (terrestres et marins), nous inspirent un tel sentiment. Les autres sont considérées comme répugnantes, voire même nuisibles. Beaucoup des soi-disant amoureux des animaux pleureront des jours entiers la mort d’un chaton, mais n’hésiteront pas à écraser à la moindre occasion une guêpe ou encore une araignée, pourtant éminemment importante pour l’écosystème.

La raison ? Les mammifères ont plus d’aspects physiques et comportementaux en commun avec l’Homme, ce qui permet de se sentir plus facilement proche d’eux. Ainsi, un lion nous est plus familier qu’un moustique.

Crédits : pogo_mm/Pixabay

Une étude livre enfin la vérité

Une étude scientifique menée aux États-Unis par des chercheurs de l’Université de Northeastern, de Boston, a mis au jour une vérité plutôt étonnante : la plupart des êtres humains sont plus touchés par le sort d’un animal que par celui de l’un de leurs congénères.

Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont confronté 240 hommes et femmes à des photographies distinctes de victimes d’une présumée attaque à la batte de baseball : celle d’un homme adulte, d’un bébé humain, d’un chien adulte et d’un chiot. À chaque fois, ils accompagnaient les images du texte suivant : « En arrivant sur les lieux du drame quelques minutes après l’attaque, un officier de police a découvert la victime avec une jambe brisée, des lacérations multiples, inconsciente. Aucune arrestation n’a pu être faite sur le moment. »

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Les résultats sont sans équivoque : la grande majorité des personnes interrogées ont éprouvé plus d’empathie pour le bébé humain et le chiot, puis pour le chien adulte et enfin pour l’homme adulte qui arrive loin derrière, en dernière position.

Des animaux considérés comme des bébés

Les animaux sont perçus comme des êtres dépendants et fragiles, comme le sont les bébés humains. C’est pour cette raison que la plupart d’entre nous seront plus émues et concernées par ce qu’il peut arriver à un animal qu’à un humain. En pensant à un animal, même adulte, on éprouve le même sentiment de protection et d’instinct presque maternel que l’on pourrait ressentir pour un bébé.

L’homme adulte est quant à lui considéré comme le seul capable de se défendre contre les agressions. Quasiment aucun sondé n’a donc éprouvé d’empathie pour ce dernier.

Sources : Slate ; Demotivateur

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