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Les poissons confondent le plastique présent dans les océans avec leur nourriture

Crédits : iStock
Les poissons confondent le plastique présent dans les océans avec leur nourriture
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Selon une étude, l’odeur émanant des déchets plastiques recouverts d’algues et de bactéries attirerait les poissons. En effet, cette odeur serait similaire à celle de leur nourriture !

Une odeur trompeuse

L’impact sur la faune aquatique des déchets plastiques présents dans les océans est un problème connu depuis assez longtemps, mais les chercheurs pensaient jusqu’ici que les poissons ingéraient ce matériau par accident. Cependant, une étude publiée dans la revue Royal Society Publishing indique que les poissons seraient trompés par l’odeur du plastique et l’ingérerait donc de façon volontaire.

Matthew Savoca du Southwest Fisheries Science Center (SSFS) a indiqué dans un article du Guardian que « si le plastique ressemble et sent comme de la nourriture, c’est plus compliqué pour des animaux comme les poissons de ne pas le confondre avec de la nourriture » et que « ces résultats ont des implications considérables pour les réseaux alimentaires aquatiques et éventuellement pour la santé humaine. »

La faune marine menacée

Le mode opératoire de l’étude est le suivant : des anchois ont été mis en contact avec deux sortes de déchets : du plastique issu des océans et du plastique n’ayant jamais été mis en contact avec de l’eau auparavant. Il s’est avéré que les poissons se sont rués sur le plastique issu des océans selon les observations des scientifiques. Le plastique a été colonisé par des bactéries et des algues, changeant son odeur et trompant ainsi les poissons.

Le fait est que le plastique ne peut pas se désintégrer naturellement, mais dans l’océan, celui-ci se fragmente en fines particules parfois similaires à la taille du plancton nourrissant les poissons. Désormais, on sait que l’odeur de ces fragments de plastique les trompe également. Avec le temps, le matériau s’accumule dans le système digestif des poissons, même chez les plus résistants. Cela cause chez ces derniers une capacité réduite à s’alimenter convenablement, les conduisant finalement à une mort certaine.

Article initialement publié sur SciencePost

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