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Une femme souffre du syndrome du « coeur brisé » après la mort de son chien, mais de quoi s’agit-il ?

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Une femme souffre du syndrome du « coeur brisé » après la mort de son chien, mais de quoi s’agit-il ?
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Le New England Journal of Medicine rapporte le cas d’une femme du Texas récemment déclarée souffrante du « syndrome du cœur brisé » après la mort de son chien. Une condition généralement diagnostiquée à la suite d’un événement émotionnellement très douloureux, tel que la perte d’un conjoint ou d’un enfant.

Les symptômes d’une crise cardiaque

Il y a quelques semaines, Joanie Simpson s’est réveillée avec un mal de dos terrible. Sa poitrine commençait également à la faire souffrir. Vingt minutes plus tard, elle était transportée à l’hôpital de Houston, où les médecins se préparaient à recevoir une patiente présentant les signes classiques d’une crise cardiaque. Mais les tests effectués au Memorial Hermann Heart & Vascular Institute du Texas Medical Center ont révélé quelque chose de très différent.

Les médecins ont en effet découvert que la jeune retraitée souffrait en fait de cardiomyopathie de Takotsubo, qui imite les symptômes d’une crise cardiaque : douleurs à la poitrine et au dos, essoufflement, électrocardiogramme anormal, sans les artères obstruées. C’est le « syndrome du cœur brisé ».

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Perdre un animal, c’est perdre un membre de sa famille

La cardiomyopathie de Takotsubo survient généralement chez les femmes ménopausées et peut être précédée d’un événement stressant ou émotionnel. C’est pour cela qu’on surnomme cette condition « le syndrome du cœur brisé ». 90 % des cardiomyopathies de Takotsubo sont observées chez les femmes âgées entre 58 et 75 ans. La condition est généralement diagnostiquée à la suite d’un événement émotionnellement très douloureux, tel que la perte d’un conjoint ou d’un enfant. Joanie Simpson, 62 ans, a ici expliqué au Washington Post que son chien Meha était mort quelque temps avant sa visite à l’hôpital, et que le fait de « le voir souffrir avant de mourir » lui avait fait « beaucoup de peine ».

Notons que Joanie Simpson était également confrontée, à cette même période, à d’autres événements stressants. Au moment de son « épisode », la jeune retraitée vivait en effet des jours difficiles : son fils faisait face à une opération au dos ; son beau-fils avait perdu son travail ; une vente immobilière s’avérait compliquée et longue. Pendant ce temps, Meha, 9 ans, souffrait d’insuffisance cardiaque congestive. Lorsque sa chienne commença a vraiment souffrir, en mai de l’année dernière, Joanie prit alors rendez-vous chez le vétérinaire pour la faire euthanasier, qu’elle puisse « partir » sans douleur. Le jour venu, Meha semblait bien, et Joanie prit alors la décision d’annuler le rendez-vous. Meha est finalement décédée le lendemain, et semblait à nouveau souffrir. Il n’en fallait pas plus pour préparer le terrain à cette cardiomyopathie qui a fini par se déclarer. « J’étais alors proche de l’inconsolable » a-t-elle expliqué.

Joanie Simpson a finalement été renvoyée chez elle deux jours après son arrivée. Elle a été traitée pendant un an et sa douleur physique a aujourd’hui disparu. Joanie vit maintenant à environ deux heures au nord-ouest de San Antonio, dans la ville de Camp Woods. Et elle vient d’adopter un chat nommé Buster.

Article initialement publié sur SciencePost

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