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Le coryza du chat : symptômes et traitements

Crédits : Martino cantagallo/Wikipédia
Le coryza du chat : symptômes et traitements
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Votre chat éternue régulièrement ? Il a les yeux qui coulent de façon anormale ? Il est probablement atteint de coryza. Voici tout ce que vous devez savoir sur cette maladie, courante chez les félins qui peut s’avérer fatale si le chat n’est pas soigné.

Les modes de transmission

Tous les chats ainsi que les chatons sont susceptibles d’attraper le coryza. Cette pathologie se transmet très facilement d’un chat à un autre. En effet, il suffit qu’un chat malade soit en contact avec un autre chat pour que la maladie se transmette. Un éternuement, une léchouille ou un frottement suffit, car le coryza pénètre dans le corps par la bouche, le nez ou les yeux.

La maladie est très contagieuse, car elle se transmet également par les aliments, les objets ou encore les mains des humains. Un chat contaminé vous lèche la main, puis vous caressez un chat sain et voilà que vous avez transmis la maladie sans le savoir. En revanche, le virus ne peut pas survivre à l’air libre plus de 18 heures.

Les chattes peuvent également donner la maladie à leurs petits. Le taux de mortalité est d’ailleurs bien plus élevé chez les chatons que chez les chats adultes du fait de leur forte sensibilité et de leur système immunitaire pas encore totalement développé.

Les symptômes

Le temps d’incubation du coryza, c’est-à-dire la période où le virus se développe dans le corps avant de se déclarer, est de deux à quatorze jours. Une fois déclarée, la maladie peut durer jusqu’à un mois.

Le coryza est une infection des voies respiratoires. Les sinus et les yeux sont particulièrement touchés. Les symptômes les plus courants sont une conjonctivite, une grande fatigue, une perte d’appétit, de la toux, des éternuements répétés et de fortes sécrétions nasales.

Dans les cas les plus graves, la maladie peut provoquer une cécité ou encore une nécrose des os du nez. L’issue peut également être mortelle pour les chats les plus faibles.

Les traitements

Les chats les plus résistants peuvent guérir naturellement du coryza. En revanche, les chatons ou les chats les plus faibles nécessitent obligatoirement un traitement. Dans tous les cas, il est plus prudent d’emmener son chat chez le vétérinaire s’il y a suspicion de coryza. Généralement, le vétérinaire délivre des antibiotiques pour les cas les moins graves et des antiviraux pour les cas les plus graves.

Un vaccin existe. Il est conseillé de vacciner son chat, même s’il n’est jamais en contact avec d’autres chats. La vaccination n’empêchera pas forcément l’infection, mais diminuera les risques d’aggravation de l’état de santé du chat, voire de mortalité.

Enfin, il faut savoir que le coryza, même une fois guéri, reste en sommeil dans le corps. Un chat infecté par cette maladie le sera donc toute sa vie. La maladie peut se réactiver à l’occasion de crises importantes dues au stress ou à une autre maladie, ce qui rendra le chat une nouvelle fois extrêmement contagieux. Les chats malades doivent donc faire l’objet d’une attention toute particulière tout au long de leur vie.

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